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Déclarations de la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying du 5 août 2019

2019-08-05

Q : Le 2 août, Smith et McGovern, coprésidents de la commission Lantos des droits de l'homme du Congrès américain et membres du Congrès américain, ont adressé une lettre cosignée au Secrétaire d'État américain Pompeo et au Secrétaire américain au Commerce Ross, exhortant l'administration américaine à ne pas aider la « répression » des « manifestations pacifiques » de Hong Kong et s'opposant à la définition de ces manifestations comme des « émeutes ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Les individus américains concernés, nourris d'intentions malveillantes, font passer le noir pour le blanc et ne distinguent pas ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Nous nous y opposons fermement.

Les radicaux violents à Hong Kong ont attaqué le siège du Conseil législatif et le Bureau de liaison du gouvernement central dans la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK) avec des barres de fer, délibérément vandalisé des installations publiques, entravé les transports en commun et stocké illégalement des produits dangereux et des armes offensives. Ils ont attaqué la police par des moyens meurtriers, lynché des policiers et même cassé avec les dents le doigt d'un policier. Ils ont abîmé l'emblème national et profané le drapeau national. Le monde entier a été témoin de ces actes de violence radicale. Comment est-il possible que des individus américains soient allés jusqu'à déclarer qu'il s'agissait de « manifestations pacifiques » ? Tous ceux qui sont de bonne foi reconnaîtront que ces actes de violence ont franchi le seuil de tolérance de toute société civilisée et les limites de la manifestation pacifique et de la liberté d'expression, qu'ils ont bafoué insolemment la primauté du droit à Hong Kong, gravement menacé la sécurité de la vie et des biens de la population de Hong Kong, et porté gravement atteinte au principe d'« un État, deux systèmes ». Si cela est tolérable, qu'y a-t-il donc d'intolérable ?! Les États-Unis, qui restent indifférents aux problèmes et qui ferment les yeux sur l'abus de pouvoir et l'application violente de la loi par la police dans leur pays, ont critiqué de manière flagrante, ou même tenté de calomnier et d'attaquer la police de Hong Kong pour son professionnalisme, sa capacité à supporter les humiliations pour mener à bien sa mission, et son application de la loi de façon policée. Cela ne pourra que laisser le monde mieux voir à quel point les États-Unis sont arrogants, partiaux, hypocrites, cruels, égoïstes et despotiques. Est-ce que la violence et l'effondrement de la primauté du droit sont ce que les États-Unis appellent « la liberté des droits de l'homme » ?

Nous exhortons une nouvelle fois les États-Unis à cesser de laisser faire les criminels violents, de saboter le gouvernement de la Région administrative spéciale dans son administration conformément à la loi, et de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong. Personne ne devrait sous-estimer la ferme détermination de la Chine à mettre en œuvre le principe d'« un État, deux systèmes » et à préserver la prospérité et la stabilité à Hong Kong.

Q : Le Secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a déclaré que le comportement de la Chine avait perturbé la stabilité dans l'espace indo-pacifique. Il compte déployer des missiles à portée intermédiaire en Asie d'ici quelques mois. Comment la Chine réagit-elle à cet égard ? La Chine possède des missiles d'une portée efficace couvrant le Japon ou Guam. Pourquoi s'oppose-t-elle à la possession par les États-Unis de missiles à portée intermédiaire en Asie ?

R : D'abord, l'affirmation d'une prétendue « destruction de la stabilité de la région indo-pacifique par la Chine » est totalement irresponsable. Depuis longtemps, les États-Unis préconisent la « stratégie indo-pacifique » sous différents prétextes, notamment en intervenant constamment dans les affaires des pays de la région Asie-Pacifique, en semant la discorde sur le plan politique pour s'ingérer de manière arbitraire dans les affaires intérieures des autres pays, en agissant au détriment des intérêts de leurs voisins sur le plan économique, et en renforçant sans cesse leurs alliances sur le plan militaire. Qui perturbe la stabilité de la région Asie-Pacifique, cela va sans dire.

Depuis quelque temps, les États-Unis créent maintes et maintes fois des histoires au sujet de la Chine concernant le traité sur les forces à portée intermédiaire (FNI) et d'autres questions, faisant du tapage autour de la soi-disant « menace antimissile chinoise » au mépris total des faits. C'est précisément ce que les États-Unis ont toujours fait pour se soustraire à leurs responsabilités. Malgré la vive opposition de la communauté internationale, les États-Unis tiennent à se retirer du traité FNI. Ils s'empressent maintenant à déployer des missiles à portée intermédiaire en Asie. Cela confirme exactement le véritable objectif du retrait des États-Unis.

Ensuite, la deuxième question que vous avez posée est logiquement absurde. La Chine poursuit une politique de défense nationale défensive. Le développement militaire de la Chine est entièrement destiné à la défense et ne cherche à menacer aucun pays.

La portée des missiles à portée intermédiaire étant limitée, l'emplacement de leur déploiement est donc crucial. La Chine est un grand pays avec un territoire immense et une population très nombreuse. Nous avons besoin des capacités de défense nécessaires pour résister aux invasions et défendre notre souveraineté et notre intégrité territoriale. Tous les missiles terrestres à courte et moyenne portée de la Chine sont déployés à l'intérieur de la Chine, ce qui témoigne du caractère défensif de notre politique de défense. Or, si les États-Unis déploient des missiles à portée intermédiaire en Asie-Pacifique, en particulier aux environs de la Chine, cela sera apparemment très offensif. Si les États-Unis persistent dans cette voie, cela aura un impact négatif sérieux sur la sécurité internationale et régionale. La Chine ne restera sûrement pas les bras croisés à attendre que ses intérêts soient compromis, et ne permettra encore moins à un quelconque pays de créer des troubles près de chez elle. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger les intérêts de notre sécurité nationale. Nous espérons que les États-Unis feront preuve de prudence et s'abstiendront d'aggraver les tensions ou de compromettre la paix internationale et régionale.

Q : Selon des reportages, la Chine a refusé la venue de Margarete Bause, membre du Parti vert allemand, pour effectuer une visite dans le cadre d'une délégation de la commission de la numérisation du Bundestag. Selon les mêmes reportages, la commission des droits de l'homme du Bundestag s'est également vu refuser son projet de visiter Beijing, Lhasa et Urumqi en septembre prochain. Est-ce vrai ? Comment réagissez-vous à cela ? Pourquoi ces deux visites ont-elles été annulées ?

R : L'ambassade de Chine en Allemagne a clairement exprimé sa position sur les questions que vous avez posées. Je voudrais réitérer que la Chine attache une grande importance au renforcement de la coopération et des échanges entre les organes législatifs chinois et allemands et soutient les échanges normaux entre les dirigeants, les commissions spéciales et les groupes d'amitié des deux pays. La parlementaire dont vous avez parlé, membre de la commission des droits de l'homme, a pourtant tenté de se joindre à la délégation de la commission de la numérisation pour venir en Chine, et sans communiquer au préalable avec la Chine. En tant que pays souverain et hôte, la Chine a le droit de refuser les personnes non invitées. La Chine n'accepte certainement pas ceux qui agissent en tant que lobbyistes politiques pour les forces anti-chinoises et qui nuisent aux intérêts de la Chine.

En ce qui concerne le refus de la visite en Chine de la commission des droits de l'homme du Bundestag, si je comprends bien, certains législateurs allemands qui ne se résignent pas à la solitude cherchent à se faire remarquer. En fait, la Chine et l'Allemagne n'ont jamais communiqué d'information sur une visite en septembre. D'où vient la question de l'annuler, alors ? Cela est purement imaginaire. Par contre, je me rappelle bien que la Chine a invité une délégation de la commission des droits de l'homme à venir en Chine il y a deux ans, mais la délégation a décidé elle-même d'annuler la visite. Vous pouvez demander à la partie allemande quelle en est la raison.

Q : Deux fusillades au Texas et en Ohio, aux États-Unis, ont fait de nombreuses victimes. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. La Chine s'oppose à la violence sous toutes ses formes. Nous exprimons nos condoléances aux victimes et notre sympathie aux blessés et aux familles endeuillées.

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