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Conférence de presse du 2 décembre 2019 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying

2019-12-02

Récemment, les États-Unis ont ratifié, au mépris de la ferme opposition chinoise, la « Loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong ». Ceci constitue une grave violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, et une grave ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine a exprimé sa position ferme à ce sujet. En réponse aux actes déraisonnables des États-Unis, le gouvernement chinois a décidé de suspendre, à compter d'aujourd'hui, l'examen des demandes de visites de récupération des navires et des avions militaires américains à Hong Kong, et de sanctionner les ONG ayant joué un rôle ignoble dans l'amendement de la loi à Hong Kong, dont la Fondation nationale pour la démocratie (NED), l'Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI), l'Institut républicain international (IRI), Human Rights Watch et Freedom House. La Chine exhorte les États-Unis à corriger leurs actes erronés et à cesser de s'immiscer dans les affaires de la Chine, y compris celles de Hong Kong. La Chine prendra d'autres actions nécessaires en fonction de l'évolution de la situation pour préserver résolument la stabilité et la prospérité de Hong Kong, ainsi que la souveraineté de la Chine, ses intérêts de sécurité et de développement.

Q : Pourquoi la Chine a-t-elle décidé de sanctionner ces ONG basées aux États-Unis ?

R : Bon nombre de faits et de preuves montrent que ces ONG soutiennent par divers moyens les émeutiers anti-chinois et les perturbateurs à Hong Kong, les incitent par tous les moyens à perpétrer des actes criminels extrêmes et violents, et à mener des activités séparatistes pour l'« indépendance de Hong Kong ». Ils sont tenus pour responsables du chaos à Hong Kong. Ces organisations doivent être sanctionnées et payer le prix de ce qu'elles ont fait.

Q : Le 1er décembre marque le premier anniversaire de l'incident Meng Wanzhou. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Le 1er décembre 2018, Meng Wanzhou, citoyenne chinoise et vice-présidente du Conseil d'administration de Huawei, a été détenue sans raison valable par le Canada à la demande des États-Unis. Un an est passé. La position de la Chine sur cette affaire est constante et claire. Les États-Unis et le Canada, en abusant de leur traité d'extradition bilatéral, ont pris arbitrairement des mesures contraignantes à l'encontre d'une citoyenne chinoise, sans aucune raison valable. Il s'agit d'un incident politique grave qui viole de manière flagrante les droits et intérêts légitimes d'une citoyenne chinoise. Le gouvernement chinois est fermement déterminé à protéger les droits et intérêts légitimes des citoyens et des entreprises chinois. Une fois encore, nous exhortons le Canada à prendre au sérieux la position et les préoccupations solennelles de la Chine, à libérer immédiatement Mme Meng et à assurer son retour en Chine en toute sécurité.

À propos, j'ai aussi lu la lettre intitulée « Votre chaleur est un phare qui éclaire mon chemin en avant », écrite par Mme Meng à l'occasion du premier anniversaire de sa détention injustifiable. J'ai été profondément touchée par sa lettre. Mme Meng est une citoyenne chinoise innocente détenue sans motif. Mère de jeunes enfants et fille de ses parents âgés, elle est toujours capable de faire face, avec un courage et une élégance exceptionnels, après avoir connu tant de douleurs, de déceptions et d'impuissance. Son comportement est admirable. Nous espérons sincèrement qu'elle sera bientôt de retour chez elle en sécurité. Nous espérons également qu'il y aura plus de justice et de chaleur pour éclairer son chemin vers chez elle.

Q : Selon des reportages, la Déclaration d'Asie-Pacifique sur la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes : examen de Beijing + 25 a été adoptée, le 29 novembre, à la dernière session de la Commission de la condition de la femme qui s'est achevée à Bangkok, par 37 voix contre 1. L'annonce des résultats du vote a été suivie d'acclamations et d'applaudissements prolongés. Les États-Unis sont le seul pays à avoir voté non. Certains pays, y compris les alliés des États-Unis, ont ouvertement exprimé leur déception face à la position obstinée des États-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Ce reportage me rappelle une scène qui s'est passée à la 37e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, en mars 2018, lorsque la résolution Promouvoir une coopération mutuellement bénéfique dans le domaine des droits de l'homme a été adoptée par 28 voix contre 1. Les États-Unis étaient le seul pays à avoir voté non. Cette fois-ci, lors la dernière session de la Commission de la condition de la femme qui a adopté la Déclaration d'Asie-Pacifique sur la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes : examen de Beijing + 25, les États-Unis ont été à nouveau le seul pays à voter contre. Cela montre bien que les États-Unis sont totalement isolés au sein de la communauté internationale.

Quelle pourrait donc être l'amertume secrète derrière le vote américain contre la déclaration concernée ?

Des statistiques convaincantes révèlent qu'il existe aux États-Unis une grave discrimination sexiste qui empêche les femmes de jouir de leurs droits fondamentaux. Les données de Gallup montrent que 46% des Américaines interrogées sont déçues ou extrêmement déçues de leur statut social. En janvier 2018, des millions de personnes ont pris part à la manifestation des femmes 2018 pour exprimer leur vive protestation contre les politiques sexistes. En outre, les États-Unis ont également contrecarré les efforts internationaux visant à protéger et à renforcer les droits des femmes. Comme nous le savons tous, les États-Unis n'ont pas encore ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, une convention fondamentale de l'ONU sur les droits de l'homme. Les droits de l'homme ne sont pas un slogan à déclamer, mais doivent être concrets et tangibles. Les actions américaines en matière de droits de l'homme contrastent fortement avec ce que prêchent les États-Unis. C'est un comble. Les États-Unis ne sont nullement le « défenseur des droits de l'homme » qu'ils prétendent être, mais un violateur ou un agresseur des droits de l'homme.

Les États-Unis devraient vraiment consacrer plus d'efforts à la protection des droits de l'homme chez eux, au lieu d'interférer dans les affaires intérieures des autres pays sous le prétexte des droits de l'homme.

Q : Le 29 novembre, un homme vêtu d'un gilet kamikaze factice a tué deux personnes avec un couteau près de London Bridge et a ensuite été abattu par la police. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. C'est une tragédie. Nous exprimons notre compassion aux familles endeuillées et aux blessés. Nous comprenons et soutenons les mesures énergiques prises par la police britannique.

Dans le même temps, je me demande, comme beaucoup d'autres, comment les médias britanniques et américains auraient interprété cet événement si cet attentat terroriste avait eu lieu en Chine. Sur la base de l'expérience passée, on estime qu'ils auraient embelli la situation du meurtrier en le faisant passer pour un « combattant » opprimé qui avait dû résister, et auraient accusé la police de « recours excessif à la violence » pour avoir tiré à bout portant. Par ailleurs, les médias ont révélé que le coupable a des antécédents liés au terrorisme. En 2012, il a été condamné à 16 ans d'emprisonnement pour avoir projeté de faire sauter un bâtiment phare de Londres. Il a ensuite été relâché sous conditions et est sorti de prison plus tôt que prévu à la fin de l'année dernière. De même, l'auteur de l'attaque terroriste à Strasbourg, en France, en décembre dernier, avait purgé une peine de prison et était fiché S par la police française. Après sa libération, il a perpétré un attentat terroriste au marché de Noël de Strasbourg, causant une autre tragédie irréversible.

Tout cela montre encore une fois que le terrorisme est un défi commun à tous les pays du monde. Les terroristes ne se distinguent jamais par leur nationalité, leur religion, leur sexe ou leur âge. Il ne faut donc jamais pratiquer « deux poids deux mesures » dans la lutte contre le terrorisme. Les différents pays doivent renforcer leur coopération et explorer conjointement des mesures préventives plus efficaces de lutte antiterroriste et de déradicalisation, afin de préserver la sécurité commune de tous les pays.

Q : L'Australie a annoncé aujourd'hui la création d'un nouveau groupe de renseignements pour lutter contre l'espionnage et les ingérences étrangères. Quel est le commentaire de la Chine au sujet de cette décision australienne ? La Chine se mêlera-t-elle des affaires intérieures australiennes ? Par ailleurs, la Ministre australienne des Affaires étrangères a qualifié d'« inacceptable » le traitement du chercheur australien détenu en Chine. Quelle est votre réponse à cela ?

R : Votre question me rappelle quelque chose que j'ai remarqué. Vous avez peut-être aussi noté que des représentants de secteurs gouvernementaux, des médias et du monde académique australiens ont récemment remis en cause le « cas d'espionnage » de Wang Liqiang, hautement médiatisé en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. J'ai lu des informations selon lesquelles les départements australiens de la sécurité ont expliqué au Comité ministériel de la sécurité nationale que les informations fournies par Wang manquaient de précisions et qu'il utilisait très probablement l'espionnage comme prétexte pour demander l'asile ou un permis de séjour. J'ai également pris note d'un article intitulé China Spy Farce publié par le journal australien The Daily Telegraph, affirmant que Wang tentait de faire de fausses dépositions en échange de l'asile ou d'un permis de séjour. Des chercheurs australiens estiment qu'en ce qui concerne les questions liées à la Chine, les conclusions en Australie sont toujours tirées en l'absence de preuves solides.

Tout cela confirme que, depuis un certain temps, quelques médias et organismes australiens insistent sur le prétendu « cas d'espionnage chinois » et les prétendues allégations sur l'« infiltration chinoise » ou l'« ingérence chinoise ». Quelle que soit l'intrigue étrange et quel que soit le nouveau mode utilisé, ce ne sont que des farces ridicules ou des feuilletons de basse qualité.

Ces phénomènes sont vraiment inimaginables. Certaines personnes préfèrent croire les menteurs ayant des desseins inavouables que les informations faisant autorité publiées par la partie chinoise. Le cas de Wang Liqiang n'est qu'un exemple parmi d'autres. Il peut paraître stupide, mais reflète des problèmes très graves qui doivent faire l'objet de l'attention et de la vigilance de chacun. Nous espérons que les parties concernées en tireront des leçons profondes, abandonneront les préjugés, respecteront les faits et cesseront de commettre de telles erreurs. Tous doivent réfléchir et rester vigilants face à ce qui se cache derrière de tels actes stupides et absurdes. Nous exhortons les parties concernées à en tirer les leçons, à éliminer les préjugés, à respecter les faits et à éviter de répéter de telles erreurs élémentaires.

Q : Nous avons remarqué que le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Ma Zhaoxu et le Vice-Ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi ont tenu des consultations sur le dossier nucléaire iranien hier à Beijing. Pouvez-vous présenter plus d'informations à ce sujet ?

R : Le retrait des États-Unis du JCPOA et la pression maximale exercée sur l'Iran ont entraîné une tension persistante et un risque d'effondrement total de l'accord. Dans de telles circonstances, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu et le Vice-Ministre des Affaires étrangères Araghchi ont tenu des consultations le 1er décembre à Beijing. Ils ont procédé à un échange de vues approfondi sur des questions telles que la situation nucléaire iranienne et la mise en œuvre globale du JCPOA, et ont dégagé un large consensus. Les deux parties sont convenues de renforcer leur coopération, de continuer à œuvrer pour une mise en œuvre intégrale et effective du JCPOA, de maintenir l'ordre international fondé sur le droit international, de rester attachées à la résolution politique et diplomatique et de défendre la paix et la stabilité régionales et internationales.

La Chine et l'Iran sont des partenaires stratégiques globaux. Les deux parties mettront en œuvre le consensus réalisé par les deux Chefs d'État, renforceront sans discontinuer la confiance politique mutuelle, approfondiront la coopération pragmatique dans différents domaines, enrichiront leur partenariat stratégique global pour le mieux-être des deux pays et des deux peuples. La question nucléaire iranienne étant une partie importante de la coopération stratégique Chine-Iran, les deux parties poursuivront leurs efforts pour faire respecter le JCPOA.

Q : Le Président du Salvador Nayib Bukele effectue une visite d'État en Chine. Un responsable des affaires publiques de l'ambassade américaine au Salvador a déclaré que les États-Unis étaient en train d'évaluer si la coopération entre les États-Unis et le Salvador serait en partie affectée si le gouvernement salvadorien acceptait l'accord formulé par la Chine. Bon nombre de pays qui avaient été attirés par les offres proposées par la Chine ont ensuite regretté leurs décisions. Selon lui, les États-Unis doivent avertir et aider le Salvador pour qu'il ne tombe pas dans le même piège. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En effet, le Président salvadorien Bukele est arrivé en Chine. Une série d'activités officielles avec les dirigeants chinois sont prévues pour demain. Nous souhaitons saisir l'occasion offerte par la visite du Président salvadorien pour faire avancer sans discontinuer les relations bilatérales.

J'ai aussi remarqué les propos du responsable américain que vous avez mentionné. Ce sont des menaces ouvertes, flagrantes, tout à fait arrogantes et insensées sur la coopération normale entre la Chine et le Salvador.

Les États-Unis ont établi des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine il y a quarante ans et coopèrent avec elle dans de larges domaines depuis. Cela n'a ni rime ni raison que les États-Unis fassent obstacle aux autres pays souverains qui souhaitent mener une coopération normale avec la Chine. C'est un geste ignoble conduit par une logique hégémonique.

Je tiens à souligner que la Chine coopère toujours avec les autres pays sur la base de l'égalité et du respect mutuel. Une telle coopération gagnant-gagnant n'affecte ni ne vise la coopération avec une tierce partie. Nous espérons que les États-Unis pourront envisager le développement de relations ou de coopérations entre la Chine et les autres pays sur la base d'une attitude objective, rationnelle, ouverte et inclusive, en faisant preuve de la largeur d'esprit d'un pays normal et en se comportant comme il le faut.

Q : Pouvez-vous nous donner plus de détails sur la suspension de l'examen des demandes de visites de récupération des navires et avions militaires américains à Hong Kong ? Cette sanction concerne-t-elle uniquement les navires de guerre ? Y a-t-il une date limite pour les sanctions ?

R : Comme je l'ai dit, le gouvernement chinois a décidé de suspendre, à compter de ce jour, l'examen des demandes de visites de récupération des navires et des avions militaires américains à Hong Kong. Quant à la durée de la suspension, cela dépendra de la manière dont les États-Unis se comporteront.

Q : La Ministre australienne des Affaires étrangères a affirmé que le traitement réservé par la Chine à l'encontre de Yang Jun est « inacceptable ». Selon des sources d'information, une récente visite consulaire montre que Yang a été torturé. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En fait, j'ai déjà répondu à une question similaire posée par le Wall Street Journal. Dernièrement, il y a eu tellement d'informations sur des cas d'« espionnage », mais elles se sont toutes révélées fausses. Concernant les cas de Wang Liqiang et de Simon Cheng, pour lequel n'a-t-il pas été attesté qu'il s'agissait de mensonges ? Ne devrait-on pas en tirer des leçons ?

En ce qui concerne le cas spécifique que vous avez mentionné, nous avons exposé notre position à plusieurs reprises. L'organe de sécurité nationale de la Chine traite les affaires conformément à la loi et garantit pleinement les droits de ceux qui sont en cause. À ma connaissance, l'individu dont vous parlez est en bonne condition physique. La soi-disant « torture » n'existe pas.

J'espère que les médias auront le savoir-faire élémentaire pour bien discerner les fausses informations. Il est affreux et très dangereux de croire les menteurs plutôt que les informations publiées par un pays ou un gouvernement responsable.

Q : Votre Ministère peut-il confirmer si des citoyens de Belize et des habitants de Taiwan ont récemment été arrêtés pour leur implication dans les manifestations à Hong Kong ?

R : Vous devez vous renseigner auprès des départements compétents chinois pour des détails.

Q : Pouvez-vous nous en dire plus sur les sanctions imposées aux ONG américaines que vous avez annoncées aujourd'hui ?

R : Comme je viens de le dire, le gouvernement chinois a décidé de suspendre, à partir d'aujourd'hui, l'examen des demandes de visites de récupération des navires et avions militaires américains à Hong Kong, et de sanctionner la Fondation nationale pour la démocratie et d'autres ONG qui ont joué un mauvais rôle dans les émeutes à Hong Kong.

La raison est très simple. Un grand nombre de faits et de preuves montrent que ces ONG soutiennent par différents moyens les émeutiers anti-chinois qui ont provoqué les perturbations à Hong Kong, en les incitant vivement à se livrer à des actes criminels extrêmes et violents, et en les encourageant à mener des activités séparatistes pour l'« indépendance de Hong Kong ». Ils sont tenus pour responsables du chaos à Hong Kong. Ces organisations doivent être sanctionnées et payer le prix de ce qu'elles ont fait. C'est ce que la Chine doit faire pour défendre sa souveraineté nationale, ses intérêts de sécurité et de développement.

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