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Conférence de presse du 4 mars 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2020-03-04

Je voudrais tout d'abord partager quelques chiffres avec vous. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, 2 652 patients guéris sont sortis de l'hôpital dans la partie continentale de la Chine le 3 mars de 0 h à 24 h, ce qui porte le nombre total de patients sortis de l'hôpital à 49 856 au 3 mars à 24 h.

Le nombre de nouveaux cas confirmés par jour, à l'exclusion du Hubei, se maintient autour de 10 depuis six jours consécutifs, et le nombre de cas suspects nouvellement signalés chaque jour, à moins de 100 depuis cinq jours consécutifs. À Wuhan, le nombre de patients guéris a dépassé celui des cas confirmés actuels.

Q : Selon des reportages, l'AIEA a publié deux rapports sur la question nucléaire iranienne le 3 mars. Le premier, le rapport trimestriel sur la mise en œuvre par l'Iran des obligations du JCPOA, indique que l'Iran dispose d'un stock d'uranium enrichi dépassant une tonne et qu'il continue de violer les limites dans d'autres domaines clés définis dans l'accord. L'autre, visant à ce que l'agence vérifie la mise en œuvre par l'Iran de l'accord de garanties généralisées et des protocoles additionnels, demande à l'Iran de donner accès sans délai à deux installations. L'AIEA examinera les questions concernées lors de la réunion de son conseil d'administration la semaine prochaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons pris note des derniers rapports de l'AIEA sur l'Iran. Ils confirment que la vérification par l'agence de la mise en œuvre par l'Iran du JCPOA se poursuit, que l'Iran n'a pas entamé la cinquième étape de réduction des engagements et n'a pas détourné de matières nucléaires déclarées à d'autres fins. La Chine encourage l'Iran à poursuivre sa coopération avec l'AIEA. Dans le même temps, nous espérons que l'agence exercera la surveillance des garanties concernant l'Iran dans le respect du principe d'objectivité, d'impartialité et de neutralité et en stricte conformité avec son mandat, et coopérera avec l'Iran pour résoudre les problèmes concernés.

Je tiens à réitérer que le retrait unilatéral américain du JCPOA et sa pression maximale sur l'Iran sont à l'origine de la crise nucléaire iranienne actuelle. Les États-Unis devraient abandonner leur mauvaise approche et laisser de l'espace au dialogue et à la négociation. Les parties à l'accord devraient, selon le principe d'étape par étape et de réciprocité, rechercher un plan pour la mise en œuvre intégrale et efficace du JCPOA dans le cadre de la Commission mixte. Le conseil d'administration de l'AIEA devrait traiter judicieusement la question nucléaire iranienne et soutenir les efforts diplomatiques visant à préserver le JCPOA. La Chine continuera de travailler en étroite collaboration avec les parties concernées pour faire respecter l'accord et parvenir à une solution politique et diplomatique de la question.

Q : La Chine a précédemment commenté la spéculation des médias selon laquelle le nouveau coronavirus avait été transmis à partir d'un laboratoire chinois. À présent, il existe encore de nombreuses versions sur la source du virus et le « patient zéro ». Certains médias prétendent que le nouveau coronavirus a été « fabriqué en Chine », des internautes parlent du « virus chinois » ou « virus de Wuhan ». Selon certains reportages, des patients américains atteints de grippe saisonnière sont en fait infectés par le COVID-19. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Il est extrêmement irresponsable pour certains médias de qualifier de « virus chinois » le nouveau coronavirus. Nous nous y opposons fermement. Je veux souligner deux points à ce sujet.

Premièrement, aucune conclusion n'a encore été tirée concernant la source du virus, car des travaux de traçage sont toujours en cours. L'OMS a répété à maintes reprises que le nouveau coronavirus est un phénomène mondial et que la source est encore indéterminée, et nous devons porter notre attention sur ce qu'il faut faire pour endiguer la propagation du virus et éviter la stigmatisation de certains lieux. Le nom COVID-19 a été choisi par l'OMS dans le but de ne faire aucun lien entre le virus et certaines régions ou pays. Le Dr Zhong Nanshan, spécialiste des maladies respiratoires et membre de l'Académie chinoise d'Ingénierie, a déclaré que l'épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus a été signalée pour la première fois en Chine, mais qu'elle n'est pas forcément originaire de Chine.

Deuxièmement, nous devrions tous dire non au « virus informatique » et au « virus politique ». Certains médias, en l'absence de toute base factuelle, ont déclaré avec arrogance que le nouveau coronavirus était un « virus chinois », dans le but sournois de faire retomber les torts sur la Chine. L'épidémie de COVID-19 est un défi commun auquel sont confrontés tous les pays du monde. Travailler ensemble pour faire face à l'épidémie représente la bonne voie à suivre pour l'humanité et résister ensemble aux rumeurs et aux préjugés constitue des obligations pour elle. Face à l'épidémie, nous avons besoin de science, de raison et de coopération, nous devons vaincre l'ignorance par la science, et résister aux préjugés par la coopération.

Q : Les cas confirmés de COVID-19 ont augmenté dans le monde entier ; certains pays font face à une pression accrue au niveau de la prévention et du contrôle de l'épidémie. Mais en Chine, nous observons une augmentation du taux de guérison, et le nombre de cas nouvellement confirmés et de cas suspects est maintenu bas depuis plusieurs jours. Qu'est-ce que la Chine a fait ces derniers temps concernant le partage des expériences de prévention, de contrôle, et des plans de diagnostic et de traitement avec les pays concernés ?

R : La Chine suit de près l'évolution de la situation mondiale de COVID-19. Fidèles à l'idée de communauté de destin et dans un esprit ouvert, transparent et responsable, nous avons renforcé la coopération internationale dans ce domaine.

Hier après-midi, le Ministère des Affaires étrangères, avec la Commission nationale de la Santé, a tenu une vidéoconférence avec des experts du COVID-19 d'Azerbaïdjan, du Bélarus, de Géorgie, de Moldavie, d'Arménie, du Turkménistan et du Secrétariat de l'OCS. La vidéoconférence a réuni des représentants de la Commission nationale de la Santé, du Ministère des Affaires étrangères, de l'Administration générale des douanes et des ambassades de Chine dans les pays concernés, des experts du CDC chinois et de l'Hôpital Nº1 de l'Université de Beijing, des représentants des départements diplomatiques et sanitaires et des missions diplomatiques accréditées en Chine des pays concernés, des experts de la santé et des représentants des organisations internationales concernées.

Des experts chinois ont présenté en détail la situation épidémique de la Chine et ses expériences en matière de prévention, de contrôle et de traitement. Les parties ont procédé à des échanges approfondis sur les mesures de prévention et de contrôle, le dépistage diagnostique et les tests au laboratoire. Elles ont également exprimé leur volonté de renforcer davantage l'échange d'informations et de coordonner les actions pour préserver ensemble la sécurité sanitaire régionale et mondiale.

Avant la vidéoconférence d'hier, la Chine avait déjà eu un échange approfondi avec l'UE sur la prévention et le contrôle de l'épidémie à travers deux vidéoconférences. Vous pouvez trouver plus de détails sur ces réunions dans le communiqué de presse que nous avons publié.

Q : Selon des informations, en raison de l'épidémie de COVID-19, le Japon et la Chine retarderont la visite du Président Xi Jinping au Japon prévue pour avril. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : J'ai répondu à cette question hier. S'il y a d'autres informations, nous les publierons en temps voulu.

Q : Le 3 mars, heure locale, la Cour constitutionnelle du Togo a annoncé le résultat final de l'élection présidentielle du 22 février. Le Président sortant Faure Essozimna Gnassingbé a été réélu avec 70,78% des voix. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

R : La Chine a pris note du résultat de l'élection présidentielle annoncé par la Cour constitutionnelle du Togo. Nous félicitons chaleureusement M. Faure Essozimna Gnassingbé pour sa réélection à la présidence. Nous avons la certitude que, sous sa direction, le gouvernement et le peuple togolais réaliseront de plus grands progrès dans le développement national.

La Chine et le Togo sont liés par une profonde amitié traditionnelle. En accordant une grande importance au développement de ces relations, nous sommes prêts à travailler avec le Togo pour poursuivre cette amitié traditionnelle, approfondir la coopération pragmatique et réaliser un développement global et approfondi des relations bilatérales.

Q : Les résultats et l'analyse récents de Qihoo 360 ont révélé que l'APT-C-39 de la CIA s'est engagé dans un programme de cyber-infiltration et cyber-attaque depuis 11 ans contre des secteurs chinois clés, avec des victimes allant de l'aéronautique et de l'aérospatiale à des départements gouvernementaux, en passant par les institutions de recherche scientifique, le secteur pétrolier et les grandes sociétés de l'Internet. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Depuis longtemps, l'administration américaine et les institutions concernées, en violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales, se sont livrées à des cyber-vols, de la cyber-surveillance et des cyber-attaques à grande échelle, organisés et indifférenciés contre des gouvernements, entreprises et particuliers étrangers. De WikiLeaks à l'affaire d'Edward Snowden, en passant par l'incident récent de la société suisse Crypto AG, la pratique immorale américaine a été étalée au grand jour à maintes reprises. Le rapport Qihoo 360 en est un autre exemple convaincant. Comme le montrent les faits, les États-Unis sont le plus grand cyber-attaquant du monde et constituent un véritable « empire de hackers ». La partie américaine, cependant, a joué le jeu du voleur criant au voleur, se faisant passer toujours et partout pour une victime de cyber-attaques, ce qui révèle pleinement son hypocrisie et sa pratique du « deux poids deux mesures » sur la question de la cyber-sécurité.

La Chine est toujours victime du cyber-vol et des cyber-attaques menés par les États-Unis. Nous avons fait des représentations solennelles à plusieurs reprises auprès de la partie américaine. Une fois encore, nous l'exhortons à donner des explications claires, à mettre fin immédiatement à ces activités et à rendre à la Chine et au monde un cyber-espace paisible, sécurisé, ouvert et coopératif.

Q : Lors de sa comparution devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants le 28 février, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré, en évoquant la question nucléaire iranienne, que les États-Unis feraient appel au Conseil de Sécurité de l'ONU pour prolonger l'embargo sur les armes contre l'Iran qui expirera en octobre aux termes de la résolution 2231 afin que la Chine et la Russie ne puissent pas vendre d'armes à l'Iran. Le Ministère russe des Affaires étrangères a exprimé ses regrets à ce sujet le 3 mars et a exhorté les États-Unis à mettre fin à la violation du JCPOA et à appliquer strictement la résolution 2231 du Conseil de Sécurité. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous avons noté les reportages concernés. La Chine estime que le JCPOA, en tant que résultat important du multilatéralisme rectifié par la résolution 2231 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, doit être mis en œuvre intégralement et efficacement. Les États-Unis se sont retirés du JCPOA en 2018 au mépris des stipulations de la résolution et ont par la suite continué d'entraver la mise en œuvre du JCPOA et de la résolution susmentionnée. C'est la cause fondamentale de la crise qui a surgi dans la question nucléaire iranienne. Les États-Unis devraient cesser de blâmer la Chine et la Russie sans fondement, respecter scrupuleusement la résolution 2231 et revenir sur la bonne voie de mise en œuvre du JCPOA. La Chine travaillera avec toutes les parties concernées pour préserver fermement l'autorité de la résolution du Conseil de Sécurité et maintenir le JCPOA pour faire avancer le processus politique et diplomatique de la question nucléaire iranienne.

Q : Pouvez-vous nous dire dans quels pays la Chine a envoyé des experts et fourni des équipements médicaux pour lutter contre COVID-19 ? La Chine prévoit-elle davantage de vols dans les pays touchés par l'épidémie pour rapatrier les citoyens chinois ? Disposez-vous d'un nombre total de cas introduits en Chine par les arrivées internationales ?

R : Sur votre première question, veuillez consulter ma réponse donnée à la conférence de presse d'hier.

Quant à votre deuxième question, le Ministère des Affaires étrangères et nos missions diplomatiques et consulaires accréditées à l'étranger suivent de près l'évolution de l'épidémie à l'étranger et la situation des Chinois dans les pays, et assurent activement la protection et les services consulaires. Nous espérons que les citoyens chinois à l'étranger, en cas d'urgence, demanderont de l'aide à temps auprès des autorités compétentes du gouvernement local et contacteront les ambassades ou les consulats chinois. Si l'épidémie s'aggrave et menace gravement la sécurité sanitaire des citoyens chinois, nous prendrons les mesures nécessaires pour faciliter leur retour en Chine. S'il y a d'autres informations, nous les publierons en temps voulu.

Quant à votre troisième question, nous essaierons de recueillir plus d'informations auprès des autorités compétentes pour vous.

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