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Conférence de presse du 16 avril 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2020-04-16

CCTV : Nous avons noté que le groupe d'experts médicaux chinois est arrivé au Kazakhstan depuis une semaine. Pouvez-vous nous donner des informations sur son travail là-bas ?

Zhao Lijian : Le 9 avril, le gouvernement chinois a envoyé un groupe d'experts médicaux contre le COVID-19 au Kazakhstan, comprenant 10 experts en maladies respiratoires, soins intensifs, infection, médecine traditionnelle chinoise, soins infirmiers et santé publique, dans le cadre d'une mesure importante pour mettre en œuvre le consensus dégagé par les deux Chefs d'État sur le renforcement de la coopération dans la lutte contre l'épidémie. Ce premier groupe d'experts médicaux envoyé par la Chine en Asie centrale a pour mission d'aider le Kazakhstan à lutter contre le COVID-19.

Pendant la dernière semaine, avec leurs collègues kazakhs, les experts chinois se sont rendus en première ligne, notamment au centre des opérations d'urgence de santé publique, au centre national des sciences et de la chirurgie cardiaque, et dans des lieux désignés de confinement. Ils ont eu des échanges avec le Ministère de la Santé du Kazakhstan, le centre de santé publique, des écoles de médecine, ainsi que plus de 5 000 personnels soignants, pour partager leurs expériences en matière de dépistage, de diagnostic et traitement cliniques, de soins intensifs, de prévention et de contrôle du COVID-19, etc. Les experts chinois ont en outre joint par vidéo des employés d'entreprises chinoises, des ressortissants chinois et des étudiants chinois au Kazakhstan. Selon le programme, le groupe d'experts chinois a déjà quitté Nursultan pour Almaty et Karaganda le 15 avril, pour partager leurs expériences avec des établissements médicaux et des experts kazakhs.

Beijing Youth Daily : Le 15 avril, le Département d'État américain a publié le compte rendu du rapport de conformité 2020 sur le respect des accords de non-prolifération, de désarmement et de contrôle des armements, dans lequel il accuse la Chine de ne pas avoir respecté son engagement de moratoire sur les essais nucléaires et la non-prolifération des missiles, et remet en question le rapport sur la mise en œuvre par la Chine de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (CABT). Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons noté le rapport concerné. Ces dernières années, les États-Unis ont élaboré chaque année un soi-disant rapport de conformité, se faisant passer pour un juge ou un arbitre pour critiquer les mesures de contrôle des armements et de non-prolifération d'autres pays et se glorifiant comme étant un « modèle » dans ce domaine. Cela revient à faire passer le noir pour le blanc et à rejeter injustement la responsabilité sur autrui.

La Chine estime toujours que les traités et mécanismes de contrôle des armements et de non-prolifération sont des piliers importants pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité internationales et doivent être respectés et mis en œuvre. Dans un esprit responsable, nous remplissons avec tout le sérieux qui s'impose nos obligations et engagements internationaux, nous nous en tenons au multilatéralisme et menons activement la coopération internationale, ce qui contribue beaucoup à sauvegarder le régime international de contrôle des armements et de non-prolifération, ainsi que la paix et la sécurité mondiales. La communauté internationale sait à quoi s'en tenir à cet égard. L'accusation américaine contre la Chine est totalement infondée et ne mérite même pas une réfutation.

En revanche, les États-Unis ont poursuivi ces dernières années la pratique « Amérique d'abord » dans le domaine du contrôle des armements et de la non-prolifération. Ils ont dénoncé des accords à plusieurs reprises, en allant à l'encontre du courant de l'histoire. Ils se sont retirés, par exemple, du traité FNI et du JCPOA, ils ont annulé la signature du Traité sur le commerce des armes et ont empêché les négociations d'un protocole comprenant un régime de vérification de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques. Au lieu de terminer la destruction de leurs armes chimiques stockées, ils cherchent à renforcer leur puissance militaire sur tous les plans, ce qui a perturbé gravement l'équilibre et la stabilité stratégiques mondiaux, et entravé le processus de contrôle des armements et de désarmement internationaux. Avec leur comportement qui fait l'objet d'une condamnation générale de la communauté internationale, les États-Unis sont les moins qualifiés pour se poser en arbitre et en juge. Nous exhortons les États-Unis à réfléchir sur eux-mêmes et à cesser de faire des remarques déplacées sur d'autres pays.

Shenzhen TV : Selon des médias, les Ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont tenu une visioconférence hier. Ils se sont mis d'accord sur un plan permettant aux pays les plus pauvres du monde de suspendre le remboursement de leur dette du 1er mai à la fin de l'année. Comment la Chine mettra-t-elle en œuvre une telle initiative ?

Zhao Lijian : Hier, les Ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont adopté, après discussions lors d'une visioconférence, une initiative de suspension du remboursement de la dette pour les pays les plus pauvres. Ils ont convenu de suspendre le remboursement du capital et des intérêts des dettes échues pour les pays concernés, du 1er mai à la fin de 2020. L'initiative vise plus de 70 pays les moins avancés définis par l'ONU et les pays emprunteurs de l'Association internationale de développement (IDA).

Fidèle à l'idée de communauté de destin pour l'humanité et respectant la bonne conception de la justice et des intérêts, la Chine œuvre à aider les pays les plus pauvres dans la mesure de ses capacités, pour leur permettre de réduire la pauvreté et de se développer. À l'avenir, la Chine, conformément au consensus du G20 sur l'allégement de la dette, aidera les pays les plus pauvres à concentrer leurs efforts sur la lutte contre l'épidémie et à soutenir le développement économique et social, et continuera de participer activement à la coopération internationale contre l'épidémie par d'autres canaux bilatéraux ou multilatéraux.

La Chine appelle les créanciers multilatéraux et privés à prendre rapidement des mesures pour participer à l'initiative de suspension du remboursement de la dette des pays les plus pauvres et à les aider conjointement à surmonter les difficultés.

RIA Novosti : Fox News a rapporté, en citant des sources, que le nouveau coronavirus était issu d'un laboratoire. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine adopte une position très claire concernant l'origine et les voies de transmission du nouveau coronavirus. Nous sommes toujours d'avis que c'est une question scientifique qui doit être étudiée par les scientifiques et les experts médicaux.

Ce que je tiens à vous rappeler, c'est que l'OMS a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'y a aucune preuve que le virus ait été fabriqué en laboratoire. Bon nombre de médecins spécialistes de renommée mondiale estiment également que l'assertion de « fuites de laboratoire » n'est pas fondée du point de vue scientifique.

Les épidémies sont l'ennemi commun des êtres humains. La communauté internationale ne peut les vaincre qu'avec des efforts concertés. La Chine continuera de travailler dans la solidarité avec d'autres pays et en se prêtant mutuellement soutien pour surmonter conjointement la pandémie.

APP : Le Ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi a appelé hier soir le Conseiller d'État chinois et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi. Pouvez-vous donner des informations à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine et le Pakistan sont des partenaires de coopération stratégique à toute épreuve. Hier, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a eu un entretien téléphonique avec le Ministre pakistanais des Affaires étrangères Qureshi.

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a indiqué qu'à un moment crucial de la lutte de la Chine contre l'épidémie, le Président pakistanais Arif Alvi s'est déplacé spécialement en Chine pour exprimer le ferme soutien du Pakistan aux dirigeants chinois, ce que la Chine n'oubliera jamais. À l'heure actuelle, la situation épidémique au Pakistan retient l'attention du peuple chinois. Tous les milieux de la société chinoise sont passés spontanément à l'action et ont fait des dons en argent et en matériels pour aider autant que possible les frères et sœurs pakistanais. Le gouvernement chinois a fourni, en plusieurs lots, de l'assistance matérielle au Pakistan, et a envoyé un groupe d'experts médicaux qui travaille toujours dans le pays. Les deux parties ont organisé plusieurs vidéoconférences pour que les experts partagent leurs expériences en matière de prévention et de traitement du COVID-19. Nous continuerons de fournir tout notre soutien possible au Pakistan en fonction de ses besoins pour aider le pays à surmonter l'épidémie dans les meilleurs délais.

Le Ministre pakistanais des Affaires étrangères Qureshi a remercié la Chine pour son précieux soutien, qui a joué un rôle important dans les efforts de prévention et de contrôle au Pakistan. Le Pakistan fait l'éloge des mesures ciblées et efficaces prises par la Chine face à cette crise économique et sanitaire publique mondiale sans précédent, qui ont donné des résultats positifs. Le Pakistan est prêt à travailler en étroite coopération avec la Chine pour approfondir, dans la lutte contre l'épidémie, le partenariat de coopération stratégique à toute épreuve.

Et je tiens à dire : Allez, le Pakistan !

South China Morning Post : Premièrement, dans son rapport de conformité, le Département d'État américain affirme que la Chine aurait effectué en secret des essais nucléaires souterrains. Pouvez-vous le confirmer et faire un commentaire à ce sujet ? Deuxièmement, les États-Unis ont déclaré qu'ils enquêtaient sur les rumeurs relatives à la fuite du nouveau coronavirus d'un laboratoire. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Concernant votre première question, la Chine est l'un des premiers pays à avoir signé le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN). Elle soutient le but et l'objectif dudit traité, respecte toujours l'engagement de suspension des essais nucléaires, apportant une contribution importante aux activités de la commission préparatoire de l'Organisation du traité. La transmission des données des stations de surveillance en Chine a également été hautement reconnue par le secrétariat technique de la Commission préparatoire. Au mépris des faits, les États-Unis ont lancé des accusations irresponsables et infondées contre la Chine, cela est irresponsable et malveillant. Même des experts américains ont émis des doutes à ce sujet. La Chine s'oppose vivement aux accusations américaines inacceptables.

Ces dernières années, les États-Unis ont déclaré explicitement dans leur rapport d'examen de la posture nucléaire qu'ils ne favoriseraient pas la ratification du traité, et ont même affirmé que les essais nucléaires souterrains seraient repris si nécessaire. La communauté internationale devrait être très vigilante face à cette tendance dangereuse et exhorter les États-Unis à changer de cap.

Quant à votre deuxième question, j'y ai déjà répondu tout à l'heure.

Kyodo News : Le Directeur général de l'OMS Tedros a déclaré le 15 avril qu'il regrettait la décision américaine de suspendre le financement de l'organisation. Les principales associations américaines de scientifiques ont publié une déclaration pour exhorter les États-Unis à continuer de contribuer au financement de l'OMS. Nous avons également noté que des doutes et des critiques ont été exprimés concernant le fait que l'OMS n'ait pas recommandé aux pays d'appliquer des restrictions de voyage au tout début de l'épidémie de COVID-19. Comment la Chine réagit-elle à cela ?

Zhao Lijian : Depuis la survenue de l'épidémie de COVID-19, conformément au Règlement sanitaire international et sur la base de principes et de fondements scientifiques, l'OMS n'a pas recommandé aux pays des restrictions de voyage ou de commerce et a expliqué à plusieurs reprises les raisons de ses recommandations. Pour autant que je sache, lors des cinq précédentes fois où l'OMS a annoncé une urgence de santé publique de portée internationale, aucune restriction de voyage ou de commerce n'avait été recommandée, y compris pendant l'épidémie de grippe H1N1 en 2009.

Je tiens à souligner que, depuis le début de l'épidémie de COVID-19, l'OMS a appelé à plusieurs reprises les pays à attacher une grande importance à l'épidémie et à s'y préparer activement. Récemment, l'OMS a publié un calendrier de lutte contre le COVID-19, qui est très clair et très précis. Récemment, le Secrétaire général de l'ONU, les dirigeants d'un grand nombre de pays et les responsables d'organisations internationales ont exprimé leur soutien à l'OMS. Il y a quelques jours, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution par consensus, affirmant le rôle de l'OMS. La déclaration publiée lors du Sommet spécial des dirigeants du G20 qui s'est tenu il y a peu a également souligné son plein soutien et son engagement à renforcer davantage la responsabilité de l'OMS dans la coordination des actions internationales contre l'épidémie, ce qui reflète également la position générale de la communauté internationale.

Ce que je veux expliquer, c'est que la déclaration par l'OMS de l'épidémie comme un « incident de santé publique d'urgence de portée internationale » et l'élaboration des recommandations provisoires résultaient d'un jugement scientifique et objectif formulé collectivement par les commissions concernées, conformément aux procédures pertinentes de l'OMS. Des experts américains ont également participé aux consultations.

Reuters : Selon un reportage, les États-Unis tentent d'empêcher le FMI d'émettre de nouvelles liquidités sous forme de droits de tirage spéciaux, car ils ne veulent pas que la Chine et l'Iran accèdent au financement sous cette forme. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Comme nous l'avons dit, face à la grave menace posée par le COVID-19, la communauté internationale ne peut remporter la victoire qu'en travaillant ensemble et en établissant l'idée de communauté de destin pour l'humanité.

Je voudrais souligner que les institutions financières internationales sont d'importantes plateformes de coopération internationale, et non des outils politiques entre les mains de quelques pays. Les affaires internationales doivent être gérées par consultation entre tous les membres. Aucun individu ou pays ne devrait tenter d'imposer sa propre volonté et ses propres règles à autrui.

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