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Conférence de presse du 8 mai 2020 tenue par la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying

2020-05-08

CCTV : Selon des reportages, le Secrétaire général adjoint à la gestion des Nations unies a récemment rendu compte de la situation financière de l'organisation à l'Assemblée générale. Au total, 43 pays, dont la Chine, ont payé entièrement leurs contributions obligatoires et contributions au maintien de la paix pour 2020. L'ONU est confrontée à des difficultés telles que l'insuffisance de liquidités et le retard de paiement des contributions des Etats membres. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : En tant que deuxième plus grand contributeur à l'ONU et pays responsable, la Chine remplit toujours scrupuleusement ses obligations financières envers l'ONU. Nous avons payé entièrement nos contributions obligatoires et nos contributions au maintien de la paix pour 2020, montrant ainsi notre soutien à l'ONU par des actions concrètes.

C'est une obligation juridiquement contraignante pour tous les Etats membres de payer leurs contributions obligatoires à temps et dans leur intégralité. Tous les Etats membres devraient remplir sérieusement cette obligation, aider à atténuer les difficultés financières de l'ONU et soutenir son travail.

Cette année marque le 75e anniversaire de la fondation de l'ONU. Alors que le monde est confronté à divers défis mondiaux, dont le COVID-19, le maintien du multilatéralisme et la sauvegarde du système international centré sur l'ONU correspondent aux intérêts communs de toutes les parties. La Chine est prête à travailler avec les autres pays pour soutenir le travail de l'ONU afin qu'elle puisse jouer un rôle plus important dans la promotion de la paix et du développement dans le monde.

Yonhap : Le leader suprême de la RPDC Kim Jong Un a envoyé un message verbal au Président Xi Jinping afin de féliciter la Chine pour sa victoire sur l'épidémie. Pourriez-vous nous en parler ?

Hua Chunying : Je n'ai pas d'information à vous communiquer pour le moment. La Chine et la RPDC sont des voisins et amis liés par des rivières et des montagnes. Nous sommes toujours en communication étroite sur la lutte contre l'épidémie. La Chine est prête à intensifier la communication et la coopération avec la RPDC pour faire progresser constamment les relations bilatérales.

Agence de presse Xinhua : Selon une récente enquête de l'institution de sondage singapourienne Blackbox Research, qui a demandé aux personnes interrogées d'évaluer la réponse de leur pays au nouveau coronavirus, la Chine s'est classée au premier rang de l'enquête auprès des citoyens. 85% des Chinois interrogés ont déclaré qu'ils pensaient que leur pays sortirait plus fort de la crise, contre 41% des Américains. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai pris note des reportages concernés. La pandémie de COVID-19 s'est déclarée et se propage rapidement dans de nombreux endroits du monde, posant d'énormes menaces à la vie et à la santé des populations de tous les pays. Les divers pays prennent des mesures de prévention et de contrôle ciblées en fonction de leurs propres conditions nationales. Depuis le début de l'épidémie, le gouvernement et le peuple chinois, unis en bloc, ont pris les mesures les plus complètes, rigoureuses et approfondies dans cette guerre totale du peuple contre le virus. Après des efforts ardus, nous avons obtenu des résultats stratégiques majeurs dans cette bataille. Nous pensons qu'il est impératif de faire preuve de compréhension et de respect envers les efforts de chaque pays et de partager les expériences utiles les uns avec les autres. La Chine est prête à renforcer le partage d'informations, à avoir des échanges approfondis d'expériences et à mener une coopération efficace dans la lutte contre le COVID-19 avec le reste du monde. Nous espérons qu'avec les efforts concertés de tous les pays, nous gagnerons cette guerre au plus tôt.

The Paper : Le Secrétaire d'Etat américain Pompeo et la porte-parole du Département d'Etat Ortagus ont récemment déclaré dans plusieurs interviews que le virus provenait de Wuhan ; la Chine était au courant de l'épidémie en décembre dernier, mais n'a pas agi assez vite ; les données de la Chine n'étaient ni factuelles ni exactes ; la communauté internationale devrait tenir la Chine pour responsable, réclamer des indemnités et mener des enquêtes. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

Hua Chunying : En effet, M. Pompeo, la porte-parole du Département d'Etat et d'autres semblent occupés à accorder des interviews ces derniers temps, dans lesquelles ils poursuivent des attaques injustifiées contre la Chine au sujet du COVID-19, accusant la Chine de ne pas agir assez rapidement ni de fournir des données précises, et appelant à des enquêtes pour tenir la Chine pour responsable. Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre position à ce sujet. Cependant, puisque les Etats-Unis ne cessent de répéter ces mensonges, nous devons nous efforcer d'aider la communauté internationale à voir la vérité à travers les faits.

Ils ont affirmé que la Chine n'avait pas agi assez rapidement. La Chine est parmi les premiers pays touchés par le COVID-19. Nous avons présenté à plusieurs reprises la chronologie de la réponse de la Chine. Le 27 décembre 2019, les autorités compétentes de Wuhan ont reçu le premier rapport de cas suspects. Le 30 décembre, la Commission municipale de la Santé de Wuhan a publié la « Circulaire urgente sur le traitement de la pneumonie de cause inconnue ». Le 3 janvier 2020, la Chine a commencé à communiquer régulièrement les informations sur l'épidémie à l'OMS et à la communauté internationale. Le 7 janvier, le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a identifié la première souche de nouveau coronavirus. Le 12 janvier, la Commission nationale de la Santé a partagé les informations de séquençage génétique du virus avec l'OMS. Le 23 janvier, Wuhan a été mis en quarantaine. Le 8 avril, le confinement de la ville a été levé. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a eu aucun nouveau cas local confirmé depuis 5 jours consécutifs et aucun décès depuis 23 jours consécutifs.

Passons maintenant aux Etats-Unis. Le 3 janvier, ils ont été officiellement notifiés par la partie chinoise et ont commencé à recevoir des mises à jour quotidiennes. Le 25 janvier, ils ont été les premiers à retirer le personnel de leur consulat général à Wuhan, et il y avait un cas confirmé aux Etats-Unis. Le 2 février, ils ont fermé leurs frontières à tous les citoyens chinois et aux étrangers qui s'étaient rendus en Chine au cours de 14 jours précédents. Il y avait alors 11 cas confirmés aux Etats-Unis selon les données officielles du pays. Le 13 mars, les Etats-Unis ont déclaré l'état d'urgence national. A ce moment-là, le nombre des cas confirmés est passé à 1 264 dans le pays. Le 19 mars, le pays comptait plus de 10 000 cas confirmés. Le 27 mars, le nombre a franchi la barre de 100 000. Le 8 avril, lorsque le confinement de Wuhan a été levé, le nombre de cas confirmés aux Etats-Unis s'élevait à 400 000. Aujourd'hui, on compte plus de 1,2 million de cas confirmés en Amérique, avec plus de 70 000 cas mortels. Qui n'a pas agi assez vite ? Les faits sont aussi clairs que le jour. Comparez simplement les chiffres. C'est un simple calcul.

Ils mettent en doute l'exactitude des chiffres de la Chine. Les gens sensés n'affirmeront pas catégoriquement que d'autres mentent simplement parce que le nombre des autres est meilleur que le leur. Ce ne sont pas des enfants qui jouent à faire semblant. La lutte contre le virus est une question sérieuse de vie ou de mort. Derrière chaque chiffre se trouve un être humain vivant, une famille. La Chine est ouverte, transparente et responsable en publiant les informations sur l'épidémie. La révision des données à Wuhan montre un sens de la responsabilité envers l'histoire, le peuple et les vies perdues à cause du virus. Cela peut résister à l'épreuve de l'histoire. Nous espérons que les Etats-Unis pourront également s'assurer que ce qu'ils disent et font et que leurs données soient responsables envers le peuple et résistent à l'épreuve de l'histoire.

Ils ont parlé de responsabilité et d'indemnisation. Comme ce qui a été mentionné tout à l'heure, les résultats d'une enquête de Singapour montrent que le peuple chinois donne à son gouvernement la note la plus élevée pour sa réponse au COVID-19. Les dirigeants de l'ONU et de l'OMS, les dirigeants de nombreux pays ainsi que les experts médicaux dans la lutte contre les maladies ont tous hautement apprécié les mesures chinoises de prévention et de contrôle de l'épidémie, en estimant que la réponse rapide, forte et efficace de la Chine a contribué à la lutte mondiale contre l'épidémie. Je me demande quelle est la responsabilité dont parlent quelques Américains. Avec des ressources et des technologies médicales sans égales, les Etats-Unis enregistrent le plus grand nombre de cas confirmés et de cas mortels dans le monde. Malgré tout cela, certains rejettent ouvertement la responsabilité sur la Chine. N'ont-ils pas honte ? Ne doivent-ils pas présenter des excuses au peuple américain ? Faire fi des faits et rejeter la faute sur la Chine ne fait qu'illustrer ce que veulent dire les scélérats.

Ils ne cessent d'appeler à des enquêtes. La Chine maintient une coopération étroite et de bonne qualité avec l'OMS. Il est du devoir de l'OMS d'établir un comité d'examen selon le Règlement sanitaire international (RSI) pour évaluer une maladie infectieuse majeure au moment opportun afin d'améliorer la préparation relative à la santé publique mondiale. La Chine soutient le Directeur général de l'OMS pour établir un comité d'examen selon le RSI et avec le mandat de l'Assemblée mondiale de la Santé ou du Conseil exécutif de l'OMS pour évaluer la réponse mondiale au COVID-19 d'une manière ouverte, transparente et inclusive à un moment approprié après la fin de la pandémie. Le but est de résumer les expériences et les lacunes de la riposte mondiale et de formuler des suggestions sur la manière d'améliorer le travail de l'OMS, les capacités essentielles de santé publique des divers pays et la préparation mondiale aux maladies infectieuses majeures. La Chine soutient toujours le travail de l'OMS et espère que les Etats-Unis pourront également y apporter leur soutien et leur coopération.

Reuters : M. Hu Xijin, rédacteur en chef du Global Times, a déclaré que la Chine devait étendre son arsenal nucléaire à 1 000 ogives en peu de temps, dont au moins 100 missiles stratégiques DF-41. En outre, le Président américain Trump a déclaré jeudi lors de sa conversation téléphonique avec le Président russe Poutine que la Chine devrait rejoindre l'accord de maîtrise des armements entre les Etats-Unis et la Russie. Quel est votre commentaire à ce propos ?

Hua Chunying : C'est le point de vue personnel de M. Hu et il jouit de la liberté d'expression en Chine. Vous devriez aller lui demander ou demander au Global Times d'organiser une séance d'échanges avec lui, afin que vous puissiez avoir l'occasion d'entendre ce qu'il dirait sur les questions internationales.

La politique chinoise de maîtrise des armements est cohérente. Nous pensons que le pays qui possède le plus grand arsenal nucléaire a une responsabilité spéciale et prioritaire, et doit davantage réduire considérablement l'arsenal nucléaire. La Chine suit toujours le principe de ne pas utiliser en premier les armes nucléaires. Nous poursuivons une politique mesurée et responsable.

China Daily : Le Secrétaire d'Etat américain Pompeo a attaqué le système politique chinois et a déclaré que les risques en provenance de la Chine étaient liés au Parti communiste chinois (PCC). Quel est votre commentaire à ce propos ?

Hua Chunying : Depuis un certain temps, certains fonctionnaires américains attaquent constamment le système politique chinois. Nous nous opposons fermement à cela. Leur intention est très claire, il s'agit de semer la discorde entre le PCC et le peuple chinois. C'est tellement mal intentionné. En tant que Secrétaire d'Etat américain, M. Pompeo, je pense, devrait comprendre que depuis le jour même où la Chine et les Etats-Unis ont établi des relations diplomatiques il y a 41 ans, les Etats-Unis étaient bien conscients que la Chine était un pays socialiste dirigé par le PCC. La direction du PCC est la marque essentielle du socialisme à la chinoise. C'est sous la direction du PCC que le peuple chinois a obtenu l'indépendance, la liberté et la libération, et a continuellement fait d'énormes progrès dans le développement national. Face à l'irruption brutale de l'épidémie de COVID-19, c'est sous la ferme direction du PCC que le peuple chinois, uni comme un seul homme, a pris les mesures les plus complètes, rigoureuses et approfondies pour contenir la propagation et a obtenu des résultats stratégiques majeurs.

J'ai noté que les fonctionnaires américains avaient déclaré que leur administration était différente de celle de la Chine. En effet, nous sommes différents des Etats-Unis : le PCC et le gouvernement chinois accordent toujours la priorité à la vie des populations. Nous chérissons chaque vie et ne ménageons aucun effort pour sauver tout le monde à tout prix. Des personnes âgées de 108 ans aux bébés de moins de 30 heures, nous avons fait de notre mieux pour les traiter. Rien que dans le Hubei, plus de 3600 patients âgés de plus de 80 ans ont été guéris.

Des enquêtes menées par des institutions de sondage internationales bien connues indiquent depuis des années consécutives que le soutien et la satisfaction du peuple chinois à l'égard de son gouvernement se classent au premier rang dans le monde. Une récente enquête réalisée par une institution de sondage singapourienne montre également que le peuple chinois donne à son gouvernement la note la plus élevée pour sa réponse au COVID-19. Les faits sont plus éloquents que les mots. Les politiciens américains feraient mieux d'arrêter de gaspiller leur énergie pour semer la discorde.

Les systèmes politiques de la Chine et des Etats-Unis ne sont pas en contradiction l'un avec l'autre et les deux pays peuvent sûrement coexister en harmonie. Cela sert également les intérêts des deux peuples.

CNS : Le porte-parole du soi-disant « ministère des Affaires étrangères » de Taïwan a déclaré que la résolution 2758 de l'ONU ne résolvait que « la question de la représentation de la Chine », mais pas « la question de la représentation de Taïwan », et qu'elle ne donnait pas à la Chine le droit de représenter les habitants de Taïwan à des occasions internationales. L'OMS devrait se débarrasser du contrôle du gouvernement chinois et laisser Taïwan participer pleinement à la lutte mondiale contre la pandémie. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

Hua Chunying : Les autorités de Taïwan jouent juste le jeu de remplacer le concept pour jeter la confusion dans le public.

En octobre 1971, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté, lors de sa 26e session, la résolution 2758, reconnaissant la République populaire de Chine (RPC) comme l'unique gouvernement légal représentant toute la Chine. La résolution a résolu une fois pour toutes la question de la représentation de la Chine à l'ONU au niveau politique, au niveau juridique et au niveau de la procédure, reflétant pleinement le principe d'une seule Chine à laquelle s'en tient l'ONU.

Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, et Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois. Tel est le consensus de la communauté internationale. L'ONU a réitéré à plusieurs reprises qu'elle s'en tiendrait à la résolution 2758 pour traiter la question de Taïwan. L'OMS, en tant qu'agence spéciale des Nations unies, doit respecter les résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies. La résolution 25.1 de l'Assemblée mondiale de la Santé a réaffirmé la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations unies et clarifié la question de la représentation de la Chine à l'OMS.

Les remarques de ce porte-parole ont simplement révélé les intentions sinistres du Parti démocrate progressiste d'utiliser l'épidémie actuelle pour rechercher « l'indépendance de Taïwan ». Ce n'est point pour la santé et le bien-être des habitants de Taïwan que les autorités de Taïwan tentent ostensiblement d'adhérer à l'OMS et de participer à l'Assemblée mondiale de la Santé. Ils le font pour de purs gains politiques. Mais ils ne réussiront pas.

Beijing Youth Daily : Selon des médias étrangers, une récente réunion du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC a proposé de réformer les systèmes de prévention et de contrôle des maladies, ce qui montre que la Chine a admis avoir commis des erreurs dans la réponse à l'épidémie. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Hua Chunying : J'ai pris note de ce reportage. Je ne pense pas que ce soit la bonne interprétation.

Le nouveau coronavirus est inédit pour l'humanité. L'épidémie nous a attaqués par surprise. La Chine, un des premiers pays touchés, a entrepris un examen à livre fermé. Les mesures que nous avons prises et les résultats que nous avons obtenus sont évidents pour tous. Nous avons protégé au maximum la vie et la santé du peuple chinois, tout en faisant des sacrifices et des contributions à la sécurité sanitaire mondiale.

Aucun pays n'est parfait ou invulnérable face à une attaque surprise comme celle-ci. La partie chinoise revoit en temps opportun ses mesures de prévention et de contrôle de l'épidémie, consolide celles qui sont efficaces, renforce celles qui s'avèrent faibles, réforme le système de prévention et de contrôle des maladies, améliore la capacité de surveillance et d'alerte des maladies, perfectionne les lois et règlements sur les urgences de santé publique et renforce le système de gestion et de traitement des épidémies majeures et des urgences de santé publique. Cela reflète juste le fait que le PCC et le gouvernement chinois s'engagent toujours à se révolutionner et à se perfectionner pour mieux servir le peuple. C'est aussi un moyen d'améliorer la capacité de gouvernance pour tout gouvernement responsable. La Chine est prête à travailler avec le reste du monde et à respecter les efforts des autres pour améliorer la capacité et le niveau de gouvernance de la santé publique en fonction de leurs conditions nationales respectives. Dans le même temps, nous sommes prêts à renforcer les échanges et l'apprentissage mutuel avec les autres afin de contribuer conjointement à l'amélioration de la gouvernance mondiale de la santé publique.

Shenzhen TV : Le Secrétaire d'Etat américain Pompeo a récemment déclaré aux médias que la Chine était l'adversaire le plus dangereux des Etats-Unis et de tous les pays occidentaux, car le régime chinois est « juste différent du nôtre ». Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

Hua Chunying : La Chine pense toujours que différentes civilisations et différents systèmes dans le monde peuvent coexister en harmonie, apprendre les uns des autres et progresser ensemble. Mais pour certains politiciens américains, il devient de plus en plus difficile d'accepter un fait aussi simple. Si nous regardons ce qui s'est passé récemment, nous pouvons en effet trouver une différence majeure entre les gouvernements chinois et américain : le PCC et le gouvernement chinois accordent toujours la priorité à la vie et à la sécurité des populations, chérissent chaque vie et font tout ce qu'il faut pour protéger la vie et la santé des populations. C'est pourquoi, dans cette épidémie, le nombre de morts en Chine est bien inférieur à celui des Etats-Unis. Si, comme l'ont dit certains aux Etats-Unis, leur régime est si bon, leurs valeurs si avancées et leur force si puissante, pourquoi n'ont-ils pas le courage de reconnaître ce fait de base ?

La pandémie de COVID-19 est une crise sans précédent à laquelle est confrontée toute l'humanité, et tous les pays partagent le même destin. Aucun pays ne peut garantir à lui seul sa sécurité absolue en matière de santé publique, tant que tous les pays ne sont pas en sécurité. La communauté internationale a donc plus que jamais besoin de solidarité et de coopération. L'ennemi commun auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est le virus. La Chine et les Etats-Unis ne sont pas ennemis l'un pour l'autre, et nous ne devons pas non plus devenir ennemis ou rivaux. Nous devons unir nos forces pour lutter contre l'épidémie. Nous espérons que les fonctionnaires américains pourront se concentrer sur la lutte contre l'épidémie dans le pays. Nous sommes prêts à renforcer la coopération avec les Etats-Unis afin de gagner rapidement la bataille contre le virus. Face à l'attaque surprise du virus, nous devons mettre de côté toutes les différences d'idéologie et de système politique. Ce qui importe le plus, c'est la vie et la sécurité des populations.

AFP : Selon des reportages, certains athlètes de différents pays auraient contracté le nouveau coronavirus après avoir participé aux Jeux militaires tenus l'année dernière à Wuhan. Quel est votre commentaire à ce sujet ? En outre, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian avait précédemment suggéré que les participants américains aux Jeux auraient pu apporter le virus en Chine. La Chine pense-t-elle toujours que cela est vrai ?

Hua Chunying : Pour être honnête, récemment, il y a des gens comme vous qui sont obsédés par les propos de M. Zhao Lijian. Je me souviens très clairement qu'il a utilisé le mot « pourrait » parce qu'il y avait beaucoup de reportages et de conjectures à ce sujet dans les médias et en ligne. Si vous vous acharnez sur lui juste parce qu'il a prononcé ce mot « pourrait », que dites-vous du Président américain, du Vice-Président, du Secrétaire d'Etat, de la porte-parole du Département d'Etat et de certains législateurs américains, qui ont accusé à tort que le virus provenait d'un laboratoire à Wuhan ? Les avez-vous interrogés ?

La position du gouvernement chinois est très claire. Nous avons répété avec patience que retracer l'origine du virus est une question très complexe qui doit être évaluée par des scientifiques et des professionnels, sur la base des faits et de la science. Presque tous les meilleurs scientifiques et experts du monde dans le contrôle et la prévention des maladies n'ont pas encore abouti à une conclusion sur l'origine du virus, et le plus grand consensus est que le virus vient de la nature. Récemment, nombreux ont été les reportages sur la date de la découverte des premiers cas de COVID-19. Par exemple, il y a eu un cas confirmé en France en décembre dernier. Le maire de Belleville de l'Etat New Jersey dit qu'il a contracté le COVID-19 en novembre dernier. Ce qui prouve encore une fois que retracer l'origine du virus est une question très complexe.

Nous devons laisser cela aux scientifiques et aux professionnels pour enquêter et prouver l'origine du virus. Etant donné que les Etats-Unis et d'autres endroits du monde ont fait état de cas qui semblaient être antérieurs à ceux de Wuhan, tous les pays concernés devraient travailler en étroite collaboration avec l'OMS de manière scientifique et réaliste afin que les scientifiques puissent résoudre l'énigme dès que possible. Les virus peuvent apparaître à tout moment, n'importe où. Ce n'est qu'en s'appuyant sur la science et en accordant une haute importance à la science que nous pourrons comprendre le problème et mieux répondre aux maladies infectieuses majeures à l'avenir.

CRI : Le Secrétaire d'Etat américain Pompeo a récemment déclaré dans plusieurs interviews que « nous avons vu des preuves indiquant que cela venait du laboratoire » ; c'est peut-être parce que les chercheurs chinois n'étaient pas qualifiés et n'agissaient pas comme ils auraient dû le faire ; la Chine devrait donner aux Occidentaux l'accès à ces laboratoires. Selon lui, de nombreux laboratoires étaient exploités par le PCC et ce n'est pas la première fois qu'un tel risque se présentait. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

Hua Chunying : Ces derniers mois, la conférence de presse régulière du Ministère des Affaires étrangères est fondamentalement devenue une plate-forme pour démentir les rumeurs véhiculées par M. Pompeo.

En ce qui concerne la soi-disant fuite de virus du laboratoire de Wuhan, presque tous les éminents scientifiques et experts de la lutte contre les maladies dans le monde, y compris le célèbre expert américain Anthony Fauci, ont ouvertement rejeté les remarques de M. Pompeo. Mais il répète à satiété ses vieux mensonges. Nous avons posé cette question plus d'une fois : où sont les preuves dont il parle ? Montrez-nous simplement s'il y en a !

Le laboratoire P4 de Wuhan est un projet de coopération entre les gouvernements chinois et français. Sa conception, sa construction et sa gestion respectent toutes les normes internationales, son premier groupe de chercheurs a été formé dans les laboratoires P4 en France et aux Etats-Unis, et ses installations et équipements sont testés chaque année par un organisme tiers agréé par l'Etat. Engagé à partager en temps opportun et ouvertement des informations scientifiques et de recherche, le laboratoire P4 de l'Institut de virologie de Wuhan, parmi les dizaines de laboratoires P4 qui fonctionnent à travers le monde, a toujours mené des coopérations et des échanges avec d'autres. L'année dernière, il a reçu plus de 70 visites de personnes du monde entier. Peter Daszak, président d'EcoHealth Alliance et éminent spécialiste des virus, qui coopère avec l'Institut de virologie de Wuhan depuis 15 ans, a déclaré dans une interview du 26 avril qu'aucun virus dans le laboratoire de Wuhan n'a pu déclencher l'épidémie.

Etant donné que M. Pompeo discrédite et attaque la Chine à n'en plus finir, je n'ai plus d'autre choix que de passer en revue de vieilles histoires du côté américain. Pour rappel, tout ce que je vais dire, c'est ce qui a été rapporté par les médias américains. Ce n'est ni de la désinformation ni de la récrimination. J'espère que nos amis des médias garderont cela à l'esprit et s'abstiendront de porter de fausses accusations.

Selon les informations ouvertes auxquelles nous avons accès, la Chine ne dispose que de deux laboratoires P4, le type de laboratoire au plus haut niveau de biosécurité. Selon un rapport de février de la Fédération des scientifiques américains, les Etats-Unis ont 13 laboratoires P4 en fonctionnement, en expansion ou en planification. Les Etats-Unis ont également 1495 laboratoires P3, sans compter de nombreux autres laboratoires qu'ils ont construits sur le territoire de l'ex-URSS, comme en Ukraine et au Kazakhstan, et dans de nombreux autres endroits du monde. Encore un fait que vous devez savoir : les Etats-Unis sont le seul pays à bloquer la reprise des négociations sur un protocole de vérification de la Convention sur les armes biologiques.

Une enquête menée par USA TODAY Network révèle que, depuis 2003, des centaines d'incidents de laboratoire se sont produits dans les laboratoires de biologie des Etats-Unis, où des gens ont eu des contacts accidentels avec des agents pathogènes mortels. Ces contacts pourraient conduire à la contamination de la personne en contact direct par les virus mortels, qui se propageraient aux personnes ou aux animaux de la communauté environnante et provoqueraient une épidémie. Selon un rapport de 2009 du General Accounting Office des Etats-Unis, au cours de la dernière décennie, les laboratoires P3 aux Etats-Unis ont compté 400 accidents. La sécurité des laboratoires de biologie aux Etats-Unis représente désormais le plus grand risque pour l'autorité de régulation américaine. Les Etats-Unis ouvrent 16 laboratoires en Ukraine. Des cas de rougeole à grande échelle ont déjà éclaté à certains endroits où ces laboratoires se trouvaient. Le dernier exemple en date est qu'en juillet dernier, la base de recherche biochimique de Fort Detrick, dans le Maryland, le plus grand centre de recherche sur les armes biochimiques des Etats-Unis, a été brusquement fermée par le CDC américain, citant l'incapacité du laboratoire à « mettre en œuvre et maintenir des procédures de contrôle suffisantes pour contenir des agents ou toxines spécifiques ». Dans son reportage sur la base biologique de Fort Detrick, USA Today estime que la fuite accidentielle de virus des laboratoires semble être un phénomène normal aux Etats-Unis et que ces risques pourraient prendre de l'ampleur. Toujours selon certains reportages des médias américains, peu de temps après la fermeture de la base de Fort Detrick, une « maladie de la cigarette électronique » a éclaté dans les environs. Selon les données publiées par le CDC américain fin février, la saison de la grippe qui a commencé à l'hiver 2019 a infecté au moins 32 millions de personnes aux Etats-Unis, et on a compté parmi elles 18 000 décès dus à des maladies liées à la grippe. Le directeur du CDC américain Michael Redfield a publiquement admis que certains des décès dus à la grippe avaient en fait été causés par le COVID-19. Ce sont tous des reportages des médias américains disponibles en ligne.

Nous avons également noté que de nombreux doutes étaient émis aux Etats-Unis et dans le monde. Des voix de plus en plus fortes s'élèvent pour que le gouvernement américain divulgue les raisons de la fermeture de la base biologique de Fort Detrick et élucide la relation entre la fermeture de la base et la « maladie de la cigarette électronique », la saison de la grippe et l'épidémie de COVID-19.

Les Etats-Unis n'ont-ils pas toujours exigé des enquêtes ouvertes et transparentes ? La Chine est toujours ouverte et transparente en publiant les informations sur la prévention et le contrôle de l'épidémie. Nous soutenons l'OMS pour effectuer les travaux pertinents conformément au Règlement sanitaire international. Je me demande si les Etats-Unis peuvent être aussi ouverts et transparents que la Chine. Les Etats-Unis pourront-ils ouvrir la base biologique de Fort Detrick et leurs laboratoires biologiques aux Etats-Unis et dans d'autres parties du monde à une enquête internationale ? Pourront-ils inviter l'OMS ou un groupe d'experts international à enquêter sur l'origine de l'épidémie de COVID-19 et la réponse américaine ? Les Etats-Unis montreront-ils l'exemple ?

TBS : Le Président Trump a déclaré hier que soit la Chine avait fait une terrible erreur, soit elle était incompétente dans la réponse à l'épidémie. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Hua Chunying : Cette épidémie de COVID-19 est une attaque surprise d'un virus inconnu contre l'humanité. La Chine, qui figure dans le premier groupe de pays touchés par le virus, a pris des mesures énergiques et efficaces dans les meilleurs délais, et les résultats qu'elle a obtenus sont évidents pour tous.

Je viens de détailler la chronologie de la réponse à l'épidémie en Chine et aux Etats-Unis. C'est un simple calcul. Qui fait erreur ? Qui est incompétent en matière de réponse ? Les faits sont parfaitement clairs. Je déteste faire cette comparaison, mais vous, mes amis des médias, vous nous avez pressés de la faire.

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