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Conférence de presse du 11 mai 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2020-05-11

Pour soutenir les pays africains dans leur lutte contre le COVID-19, le gouvernement chinois a décidé d'envoyer des groupes d'experts médicaux au Zimbabwe, en République démocratique du Congo et en Algérie. Constitués par la Commission nationale de la Santé, ces groupes d'experts médicaux sont respectivement sélectionnés par les Commissions de la Santé de la province du Hunan, de la province du Hebei et de la municipalité de Chongqing. Le groupe pour le Zimbabwe est déjà parti ce matin, et les deux autres groupes partiront prochainement.

La Chine et l'Afrique sont de bons frères et de bons amis partageant heurs et malheurs. Les pays africains ont apporté un soutien précieux à la Chine lorsqu'elle se trouvait au moment le plus difficile dans sa lutte contre le COVID-19. À l'heure actuelle, l'Afrique est confrontée à une situation grave. La Chine ressent profondément les difficultés des pays africains et continuera de leur fournir soutien et assistance dans la mesure de ses capacités et sous différentes formes. Le gouvernement chinois a fourni quantité de matériels d'urgence aux pays africains. Des provinces et des villes chinoises, des entreprises et des organisations populaires leur ont également prêté main-forte. En plus de l'envoi de groupes d'experts médicaux, des experts médicaux chinois ont tenu près de 30 visioconférences avec la partie africaine sur les échanges techniques, et des groupes médicaux chinois en Afrique ont organisé près de 400 sessions de formation sur le continent, avec plus de 20 000 personnes. La Chine fournira davantage de matériels anti-épidémiques aux pays africains en fonction de l'évolution de la situation et en tenant compte de leurs demandes, et renforcera la coopération sino-africaine en matière de santé publique, de prévention et de contrôle des maladies, afin que les deux parties remportent la victoire finale dans la lutte contre le COVID-19.

CCTV : Citant l'agence de renseignement allemande BND, « Der Spiegel » rapporte que, lors d'un entretien téléphonique le 21 janvier, le dirigeant chinois a demandé au Directeur général de l'OMS Tedros de ne pas divulguer d'informations sur la transmission interhumaine du virus et de retarder l'annonce d'une pandémie. Il affirme également que la politique chinoise de diffusion des informations a fait perdre jusqu'à six semaines pour lutter contre l'épidémie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le dirigeant chinois n'a même pas eu d'appel téléphonique avec le Directeur de l'OMS le 21 janvier. L'OMS a fait des éclaircissements détaillés à ce sujet. Nous espérons que les médias concernés pourront observer l'éthique professionnelle et cesser de diffuser de fausses informations.

China News Service : Le Président russe Poutine, lors de son entretien téléphonique avec le Président Xi Jinping le 8 mai, a déclaré que la Russie s'opposait au fait d'accuser la Chine sous le prétexte de l'épidémie. Ces derniers temps, le porte-parole du Kremlin, le Ministre russe des Affaires étrangères, l'ambassadeur de Russie en Chine et d'autres responsables et experts se sont dits opposés à la politisation de la pandémie et à son utilisation comme une éventuelle arme politique. Ils ont insisté pour trouver la vérité par le biais d'une étude scientifique objective. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons noté que le Président Poutine et le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov ont explicitement exprimé leur opposition à la tentative de certains pays de stigmatiser la Chine et de rejeter les responsabilités sur la Chine en ayant recours au COVID-19. Bon nombre de personnalités politiques et chercheurs russes se sont également prononcés en faveur de la justice, mettant à nu l'absurdité du rapport de l'Alliance Five Eyes accusant la Chine de dissimuler les informations sur le COVID-19. La Chine apprécie hautement la position juste et objective de la partie russe.

Cette position illustre bien le haut niveau des relations sino-russes et prouve également que la solidarité, l'entraide et le concept de communauté de destin pour l'humanité représentent la voix dominante de la communauté internationale. Ceux qui lancent des accusations injustifiées contre la Chine et déforment les informations sur le COVID-19 pour détourner les responsabilités sur d'autres pays sont impopulaires et voués à l'échec.

Reuters : Le Département américain de la Sécurité intérieure a publié un nouvel avis directeur, limitant à 90 jours les visas pour les journalistes en provenance de Chine, et a souligné que cette mesure vise à insister sur la réciprocité entre la Chine et les États-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet et la Chine prévoit-elle des représailles ?

Zhao Lijian : Nous exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition à la décision erronée de la partie américaine, qui est une escalade de la répression politique des médias chinois. Depuis un certain temps, les États-Unis, en s'accrochant à la mentalité de la guerre froide et aux préjugés idéologiques, ont lancé une escalade de répression contre les médias chinois. En décembre 2018, la partie américaine a demandé aux bureaux de médias chinois aux États-Unis de s'inscrire en tant qu'« agents étrangers ». Depuis 2008, les demandes de visas d'une vingtaine de journalistes chinois ont été refusées sans motif par la partie américaine. En février 2020, les États-Unis ont désigné les bureaux de cinq médias chinois aux États-Unis comme « missions étrangères », puis ont plafonné leur nombre d'employés, expulsant sous une forme déguisée 60 journalistes chinois. Maintenant, ils imposent des restrictions discriminatoires lors des demandes de visas, ce qui perturbe gravement les activités normales des médias chinois aux États-Unis, ainsi que les échanges socioculturels normaux entre les deux pays.

Les États-Unis font toujours référence à la réciprocité. Cependant, la plupart des journalistes américains en Chine reçoivent des cartes de presse et des permis de séjour d'une validité d'un an. En revanche, selon la nouvelle règle édictée par les États-Unis, les correspondants chinois ne peuvent obtenir que des visas permettant un séjour de moins de 90 jours. Est-ce cela, la réciprocité ? Pourquoi les États-Unis, qui sont fiers de leur liberté de la presse et de la transparence de leurs médias, ont-ils si peur des reportages des médias chinois ?

La soi-disant « réciprocité » prétendue par les États-Unis correspond au fond aux préjugés, à la discrimination et au rejet des médias chinois. Les États-Unis multiplient sans cesse la répression politique des médias chinois sous le prétexte de la « réciprocité », ce qui perturbera sérieusement les activités normales des médias chinois aux États-Unis. Nous demandons aux États-Unis de corriger immédiatement leur erreur, sinon, la Chine sera obligée de prendre des contre-mesures.

Phoenix TV : Selon le site web du Département d'État américain, le Secrétaire d'État américain Pompeo a de nouveau déclaré dans de récentes interviews que le virus était originaire de Wuhan et que le gouvernement chinois n'avait pas agi assez rapidement pour partager les informations. Il a également attaqué la politique religieuse et le système politique de la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Ce n'est pas la première fois que M. Pompeo répand de telles absurdités. Comme tout le monde le voit, il ne fait que répéter les mêmes mensonges. Cependant, peu importe combien de fois les mensonges sont répétés, il ne pourra pas changer la nature de ses mensonges, et encore moins empêcher le peuple chinois d'avancer sur la voie du socialisme à la chinoise.

Nous recommandons aux politiciens américains d'arrêter leurs faux-semblants et de sauver plus ou moins leur face.

China Review News Agency : Selon des reportages, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères de la Nouvelle-Zélande, Winston Peters, a déclaré récemment que la Nouvelle-Zélande soutiendrait la demande de Taiwan pour son retour à l'Assemblée mondiale de la Santé à titre d'observateur. Il a également affirmé que la haute direction de la Chine lui avait assuré qu'il n'y aurait pas de retour en arrière quant à la décision de la Nouvelle-Zélande. Quelle est la réaction de la partie chinoise à ce sujet ?

Zhao Lijian : De telles remarques erronées de la part de la Nouvelle-Zélande ont gravement violé le principe d'une seule Chine. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition à cet égard et a déposé des représentations solennelles auprès de la partie néo-zélandaise.

Concernant la participation de la région de Taiwan aux activités de l'OMS, la position de la Chine est claire et constante. Le principe d'une seule Chine doit être respecté. Sur la base de ce principe, le gouvernement central chinois a pris les dispositions appropriées pour la participation de la région de Taiwan aux affaires de la santé publique mondiale, ce qui assure que la région de Taiwan peut réagir rapidement et efficacement aux incidents de santé publique dans l'île et dans le monde. Les autorités taiwanaises ont choisi un tel moment pour faire du tapage autour de leur soi-disant participation aux activités de l'OMS et d'un retour à l'Assemblée mondiale de la Santé, ce qui révèle leur véritable objectif d'utiliser l'épidémie du COVID-19 pour rechercher l'« indépendance de Taiwan ». C'est une manipulation politique pure et simple.

Le principe d'une seule Chine est la base politique des relations sino-néo-zélandaises, et garantit fondamentalement les progrès des relations bilatérales depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. La Chine exhorte la Nouvelle-Zélande à respecter strictement le principe d'une seule Chine et à mettre immédiatement fin à ses mauvaises actions sur les questions liées à Taiwan pour éviter de nuire aux relations bilatérales.

Concernant Peters affirmant qu'il a été « assuré » par des dirigeants chinois sur la décision de la Nouvelle-Zélande, je ne sais pas comment il en est arrivé à cette hypothèse. Je tiens à souligner que la Chine travaille à développer les relations d'amitié et de coopération avec la Nouvelle-Zélande sur la base du respect mutuel et du traitement sur un pied d'égalité. Mais notre détermination à sauvegarder l'indépendance souveraine et l'intégrité territoriale du pays est inébranlable. Personne ne devrait se faire d'illusions sur les questions concernant les intérêts fondamentaux de la Chine. Nous espérons que certaines personnes en Nouvelle-Zélande cesseront de répandre des rumeurs et de créer des problèmes, s'efforceront d'agir pour renforcer la confiance mutuelle et la coopération entre les deux pays, et non le contraire.

CNN : Selon le « New York Times », l'administration américaine va lancer un avertissement accusant la Chine d'avoir tenté d'acquérir, par des moyens illégaux, des droits de propriété intellectuelle américains sur le COVID-19 et des données de santé publique. Pouvez-vous nous dire quelle est la réaction de la Chine à cela ?

Zhao Lijian : La Chine est un ferme défenseur de la cybersécurité, et dans le même temps elle est victime de cyberattaques. Nous nous opposons toujours aux cyberattaques sous toutes leurs formes et les combattons en vertu de la loi.

La Chine se trouve à l'avant-garde mondiale quant à la mise au point d'un vaccin contre le COVID-19 et à son traitement. Il est immoral de viser la Chine avec des rumeurs et des calomnies en l'absence de toute preuve.

South China Morning Post : Le Ministre indonésien des Affaires étrangères a déclaré le 10 mai que les marins de nationalité indonésienne à bord d'un navire de pêche hauturière chinois étaient soumis à un traitement différent. La partie indonésienne a condamné cela. La Chine enquête-t-elle sur cette affaire ? A-t-elle communiqué avec la partie indonésienne ?

Zhao Lijian : La Chine attache une grande importance à cette affaire et mène une enquête à ce sujet. Selon une étude préliminaire, certains reportages ne sont pas vrais. La Chine maintient une communication étroite avec l'Indonésie sur cette question et traitera judicieusement la question concernée sur la base du respect des faits et des lois.

The Globe and Mail : Outre la Nouvelle-Zélande, plusieurs autres pays occidentaux appellent également à l'inclusion de Taiwan en tant qu'observateur à l'Assemblée mondiale de la Santé. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine adopte une position constante et claire sur les questions de l'OMS relatives à la région de Taiwan.

AFP : Deux navires de la garde côtière chinoise ont expulsé un bateau de pêche japonais au large des îles Diaoyu. Le Japon a effectué des démarches auprès de la Chine à propos de cet incident. Quel est votre commentaire à ce sujet ? La Chine a-t-elle donné des explications ou fait des excuses à la partie japonaise ?

Zhao Lijian : La garde côtière chinoise a découvert, lors de patrouilles régulières au large des îles Diaoyu, un bateau de pêche japonais opérant illégalement dans les eaux territoriales de la Chine. La garde côtière chinoise a effectué une surveillance de suivi conformément à la loi, enjoignant au bateau japonais de cesser immédiatement ses activités et de quitter les eaux concernées, et a réagi résolument à la perturbation illégale d'un navire de la garde côtière japonaise qui s'est rendu sur place. La partie chinoise a fait une représentation solennelle auprès de la partie japonaise par la voie diplomatique, l'exhortant à cesser immédiatement ses infractions.

Je tiens à souligner que les îles Diaoyu et ses îlots adjacents font partie intégrante du territoire chinois et que nous avons le droit naturel d'effectuer des patrouilles et des activités d'application de la loi au large des îles Diaoyu. Nous demandons au Japon de respecter scrupuleusement l'esprit du consensus en quatre points, d'éviter de créer de nouveaux incidents sur la question des îles Diaoyu, et de maintenir la stabilité en Mer de Chine orientale par des actions concrètes.

The Paper : Le 8 mai, le porte-parole du Ministère vietnamien des Affaires étrangères a publié une déclaration le 8 avril, affirmant que le Vietnam proteste contre l'imposition unilatérale par la Chine d'une interdiction de pêche en Mer de Chine méridionale, et exige que la Chine arrête les actions qui compliqueraient encore la situation en Mer de Chine méridionale. L'Association vietnamienne de la pêche a déclaré que cette pratique violait la « souveraineté » du Vietnam sur les îles Xisha et les eaux concernées, et a appelé les pêcheurs à accroître leur production et à protéger résolument leurs « droits et intérêts légitimes ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les îles Xisha font incontestablement partie du territoire chinois. Selon le droit international et le droit interne chinois, la Chine jouit de droits souverains et d'une juridiction sur les eaux concernées de la Mer de Chine méridionale. La pratique d'une fermeture de la pêche en été en Mer de Chine méridionale est une mesure légitime adoptée par la Chine pour exercer légalement ses droits administratifs et s'acquitter de ses obligations internationales. Cela est favorable à la conservation et au développement durable des ressources halieutiques en Mer de Chine méridionale.

Le Vietnam n'a pas le droit de faire des accusations injustifiées contre la Chine, et encore moins d'encourager ses pêcheurs à porter atteinte aux droits et intérêts de la Chine et à saper le développement durable des ressources halieutiques en Mer de Chine méridionale.

Reuters : Le gouvernement australien a déclaré dimanche qu'il craignait que la Chine n'impose des tarifs sur les exportations d'orge australienne. Pouvez-vous confirmer si la Chine prévoit d'imposer de tels tarifs ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des reportages concernés. Pour autant que je sache, il s'agit d'une enquête normale sur la sauvegarde commerciale. La partie chinoise va faire avancer l'enquête conformément aux lois pertinentes et aux règles de l'OMC. Je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent pour plus de détails.

NHK : En ce qui concerne les îles Diaoyu, d'après ce que je sais, il est très rare que la Chine passe directement à l'action contre un bateau de pêche japonais. Il semble donc que la Chine augmente unilatéralement ses activités au large des îles Diaoyu. Quelle est votre opinion sur la direction que suivra le développement des relations sino-japonaises à l'avenir ?

Zhao Lijian : Je viens d'exposer clairement la position de la Chine. La Chine demande à la partie japonaise de respecter scrupuleusement le consensus de principe en quatre points, d'éviter de créer de nouveaux incidents liés aux îles Diaoyu, et de sauvegarder la stabilité en Mer de Chine orientale par des actions concrètes.

À présent, la Chine et le Japon devraient se concentrer sur la lutte contre le COVID-19 et le renforcement des relations de coopération et d'amitié entre les deux pays.

Shenzhen TV : Selon des informations, face à l'affirmation américaine prétendant que « les États-Unis et le Royaume-Uni ont vaincu les nazis », l'ambassadeur russe aux États-Unis Anatoly Antonov a déclaré que « tout le monde ne se réjouit pas de notre victoire », que la Russie ne permettra à personne d'oublier le rôle joué par la Russie dans la défaite de l'Allemagne nazie, bien que certaines personnes tentent de falsifier l'histoire. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Cette année marque le 75e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et de la fondation de l'ONU. En tant que grandes nations victorieuses de la Seconde Guerre mondiale et membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, la Chine et la Russie restent toutes deux attachées à la vision largement reconnue de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et s'opposent aux tentatives de déformer l'histoire.

Comme l'a souligné le Président Xi Jinping lors de son entretien téléphonique avec le Président Poutine le 8 mai, la Seconde Guerre mondiale est une calamité sans précédent dans l'histoire de l'humanité. La Chine et la Russie, en tant que principaux théâtres d'opérations en Asie et en Europe pendant la guerre, ont fait d'énormes sacrifices et apporté une contribution impérissable pour gagner la victoire finale de la Seconde Guerre mondiale et sauver l'humanité. Ce chapitre de l'histoire mérite d'être commémoré pour toujours.

La Chine estime que tous les membres de la communauté internationale devraient soutenir fermement la victoire de la Seconde Guerre mondiale, l'équité et la justice internationales, soutenir et pratiquer le multilatéralisme, et rester pour toujours les bâtisseurs de la paix mondiale, les contributeurs du développement mondial et les défenseurs de l'ordre international.

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