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Conférence de presse du 12 mai 2020 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2020-05-12

Le Conseiller d'Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi assistera à Beijing à la visioconférence des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) le 13 mai.

Le Conseiller d'Etat Wang mènera des discussions approfondies avec les Ministres des Affaires étrangères des autres Etats membres de l'OCS sur des sujets tels que la coopération dans la lutte contre le COVID-19, la situation internationale et régionale et la prochaine étape de développement de l'OCS.

AFP : Le Président américain Trump a déclaré hier qu'il ne souhaitait pas négocier un nouvel accord commercial avec la Chine. Il a fait cette déclaration en réponse à certains reportages selon lesquels la Chine souhaiterait négocier un nouvel accord commercial. La Chine a-t-elle donc l'intention de négocier un nouvel accord commercial avec les Etats-Unis ?

Zhao Lijian : La conclusion de l'accord commercial sino-américain de phase I sert les intérêts de la Chine, des Etats-Unis et du monde. Les deux parties devraient travailler ensemble pour mettre en œuvre l'accord à la lumière du principe de l'égalité et du respect mutuel.

Les chefs des équipes de consultations économiques et commerciales de haut niveau chinoise et américaine ont eu une conversation téléphonique le 8 mai. Les deux parties ont convenu de travailler à créer une atmosphère et des conditions propices à la mise en œuvre de l'accord commercial de phase I, en vue d'obtenir davantage de progrès.

ABC Australia : Selon l'Administration générale des Douanes de Chine, la Chine a inscrit quatre exportateurs australiens de bœuf sur une liste d'interdiction à l'importation. Nous ne savons pas quelles en sont les raisons. Le Ministère des Affaires étrangères pourrait-il en clarifier les raisons ? L'Ambassadeur de Chine en Australie avait dit que les consommateurs chinois pourraient ne pas vouloir consommer de bœuf australien, car ils étaient contrariés par le fait que l'Australie pousse à une enquête internationale indépendante sur l'origine du COVID-19. Certains ont qualifié cela de « coercition économique » de la Chine. Est-ce lié aux restrictions à l'importation de viande de bœuf ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des reportages concernés. Nous avons appris que les douanes chinoises avaient découvert plusieurs lots de produits à base de bœuf en provenance d'entreprises australiennes violant les exigences d'inspection et de quarantaine fixées conjointement par les autorités compétentes chinoises et australiennes. Afin de protéger la santé et la sécurité des consommateurs chinois, la Chine a décidé de suspendre immédiatement le traitement des déclarations d'importation de quatre entreprises australiennes pour les produits de viande. Le département compétent australien a été informé de cette décision. La partie chinoise a demandé à la partie australienne de mener une enquête approfondie pour trouver la cause du problème et le résoudre. Vous pouvez obtenir plus de détails de la part des autorités compétentes chinoises.

Comme vous avez mentionné les commentaires de l'Ambassadeur de Chine en Australie, je tiens à souligner que la Chine développe toujours une coopération amicale avec d'autres pays sur la base du respect mutuel et de l'égalité.

Je vous suggère de lire attentivement le texte intégral de l'interview de l'Ambassadeur de Chine en Australie. Il a fait part d'inquiétudes quant au fait que les récents propos et actes erronés de la partie australienne ont suscité le mécontentement du peuple chinois et pourraient avoir un impact sur les relations bilatérales. Y a-t-il un problème à cela ? Comment cela pourrait-il être lié à de la « coercition économique » ?

La partie australienne a fait pression en faveur d'une soi-disant enquête internationale indépendante sur la pandémie de COVID-19. Nous avons présenté à plusieurs reprises la position de la Chine à ce sujet. Comme chacun le sait, la question de l'origine et de la transmission du virus doit être évaluée scientifiquement par des professionnels de la santé. Les manœuvres politiques sous prétexte de la pandémie ne feront que perturber la coopération internationale dans la lutte contre la pandémie et ne gagneront aucun soutien.

Alors que l'économie mondiale est sous le choc du COVID-19, la Chine est prête à renforcer sa coopération avec le reste du monde, à renforcer l'entraide et à contribuer à la santé et au bien-être de toute l'humanité. Nous espérons également que les autres pays travailleront avec la Chine pour promouvoir la coopération internationale et la confiance mutuelle, plutôt que de faire le contraire de ce qu'ils disent.

Reuters : Joseph Wu a fait mention d'un mémorandum d'entente signé en 2005 entre la Chine et l'OMS concernant la participation de la région de Taïwan aux activités de l'organisation. Les médias ont rapporté que ce mémorandum d'entente « fait de Taïwan une partie de la Chine ». Pourriez-vous nous donner plus de détails sur ce mémorandum ? S'applique-t-il toujours à Taïwan actuellement ?

Zhao Lijian : Je voudrais souligner deux points.

Premièrement, il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et la région de Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois. Il n'est pas nécessaire que la Chine signe un mémorandum d'entente avec quelque organisation que ce soit pour « faire de Taïwan une partie de la Chine ».

Deuxièmement, il n'y a pas de secret concernant le mémorandum d'entente signé entre le gouvernement chinois et l'OMS en 2005. Vous pouvez le trouver en ligne. Conformément aux dispositions du mémorandum d'entente, sur la base du principe d'une seule Chine, la participation des experts techniques de la région de Taïwan aux activités techniques de l'OMS se déroule sans entrave. Depuis 2019, 24 experts médicaux et sanitaires de la région ont participé en 16 groupes aux activités techniques de l'OMS.

Les autorités de Taïwan tentent de faire du tapage autour du mémorandum d'entente signé il y a des années. Ce n'est qu'une nouvelle démonstration de leurs manœuvres politiques sous le prétexte de la pandémie. Ce n'est rien d'autre qu'une tentative vaine.

The Australian : Pourriez-vous confirmer que la décision de la partie chinoise d'interdire à quelques entreprises australiennes l'importation de bœuf n'a rien à voir avec l'intérêt de l'Australie pour une enquête internationale indépendante sur l'origine du coronavirus ?

Zhao Lijian : Je viens d'exposer très clairement la position du gouvernement chinois.

Question complémentaire : Vous avez dit que « les manœuvres politiques sous prétexte de la pandémie ne gagneront aucun soutien ». Il me semble que ces deux choses étaient liées. Est-ce ce que vous vouliez dire ?

Zhao Lijian : J'ai déjà exposé la position de la Chine sur ces deux questions.

Agence de presse Xinhua : Pourriez-vous nous parler du travail accompli par les Etats membres de l'OCS pour lutter conjointement contre la pandémie de COVID-19 ? Quelles sont vos attentes pour cette visioconférence des Ministres des Affaires étrangères ?

Zhao Lijian : Face au défi du COVID-19, les Etats membres de l'OCS, valorisant l'esprit de Shanghai, ont mené une coopération dans la lutte contre l'épidémie, contribuant à la construction d'une communauté de destin pour l'humanité à travers des actions concrètes. Au moment crucial de la lutte de la Chine contre l'épidémie, les dirigeants d'autres Etats membres de l'OCS ont exprimé leur sympathie et leur soutien aux dirigeants chinois et fourni une aide sous forme de matériels médicaux. La Chine comprend également l'impact de la pandémie sur d'autres Etats membres et a offert une assistance en temps opportun dans la mesure de ses capacités, notamment par le biais de multiples visioconférences permettant aux experts de partager leur expérience en matière de prévention et de contrôle, d'équipes d'experts médicaux et de groupes de travail conjoints qui ont offert des conseils sur place, et des fournitures médicales urgentes. Ceci a fortement soutenu la lutte des autres Etats membres contre la pandémie.

L'OCS est une organisation régionale influente. Nous pensons que toutes les parties profiteront de l'occasion de cette conférence pour renforcer la solidarité et la collaboration, approfondir la coopération dans divers domaines et faire en sorte que l'OCS contribue au renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre le COVID-19, ainsi qu'à la sécurité et au développement régionaux.

CNR : Selon des sources auprès du Bureau du Président afghan le 11 mai, le Président afghan Ashraf Ghani et l'ancien chef de l'exécutif Abdullah Abdullah ont convenu d'établir un gouvernement d'union. Les deux parties signeront un accord de partage du pouvoir dans les prochains jours. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Comme nous le disons en Chine, « les voisins se souhaitent la prospérité et la sécurité ». La Chine et l'Afghanistan sont des voisins jouissant d'une amitié de longue date et des partenaires stratégiques. Nous voulons vraiment que l'Afghanistan parvienne à la paix et à la stabilité le plus tôt possible. La partie chinoise a pris note des derniers développements et salue les récents dialogues positifs et constructifs entre les équipes de Ghani et d'Abdullah. Nous espérons que les parties concernées en Afghanistan accorderont la priorité à leur nation et à leur peuple et formeront un gouvernement d'union inclusif dans les meilleurs délais, afin de créer des conditions favorables à la réponse au COVID-19 dans le pays et à la promotion du processus de paix et de réconciliation.

The Australian : Vous venez de dire que la recherche de l'origine du virus nécessite des spécialistes et des scientifiques, pas de la politique. A l'heure actuelle, l'UE propose un projet de résolution à l'Assemblée mondiale de la Santé, exigeant une enquête sur l'origine du coronavirus. Et le porte-parole de l'UE a déclaré qu'une compréhension approfondie de la pandémie était essentielle et que la partie chinoise n'avait pas répondu à cette proposition. Quelle est la position de la Chine sur cette proposition ? La Chine soutient-elle cela ?

Zhao Lijian : La Chine apprécie les efforts de l'UE pour promouvoir la coopération internationale dans la lutte contre le COVID-19. Nous participons activement aux consultations sur le texte et espérons qu'une résolution au contenu positif sera adoptée afin d'envoyer au monde un message important en matière de renforcement de la solidarité internationale, de mobilisation de ressources, de partage d'expériences utiles et de lutte conjointe contre la pandémie. Nous espérons également que tous les Etats membres participeront aux consultations sur le texte avec une attitude constructive.

The Australian : L'UE a été en consultation avec l'Australie à ce sujet. La Chine semble sous-entendre qu'il y a une motivation politique derrière la pression de l'Australie en faveur d'une enquête internationale indépendante, mais pas derrière le projet de résolution de l'UE ? Pourquoi ?

Zhao Lijian : Ce n'est pas la même chose. Vous ne devez pas les voir ensemble sous un angle politique.

Le Globe and Mail m'a interrogé hier sur le nombre de journalistes étrangers en Chine qui ont reçu des permis de séjour ou des cartes de presse d'une durée de validité inférieure à 12 mois. J'ai vérifié cela. Il y a près de 500 journalistes étrangers en poste en Chine, et environ 98 % d'entre eux ont des permis de séjour ou des cartes de presse d'une durée de validité de 12 mois. En d'autres termes, seulement 2 % des journalistes étrangers en Chine ont des papiers valables moins de 12 mois.

La Chine fournit commodités et assistance aux journalistes étrangers dans notre pays. Leur demande de renouvellement de carte de presse est généralement traitée dans les 10 jours ouvrables. Avec leurs papiers valides, les journalistes américains peuvent entrer et sortir de Chine plusieurs fois sans avoir à demander un nouveau visa. Rien que l'année dernière, les journalistes américains en poste en Chine ont effectué plus de 700 voyages transfrontaliers.

Depuis un certain temps, les Etats-Unis, enracinés dans la mentalité de la guerre froide et les préjugés idéologiques, lancent un cycle de répression après l'autre contre les médias chinois. Les Etats-Unis mènent depuis longtemps des politiques discriminatoires sur les visas des journalistes chinois. Les journalistes d'autres pays et régions peuvent obtenir des visas à entrées multiples tandis que les journalistes chinois ne peuvent obtenir que des visas à entrée unique, ce qui les empêche de retourner aux Etats-Unis après avoir rendu visite à leur famille en Chine. Depuis 2018, les Etats-Unis ont indéfiniment retardé l'approbation et ont même refusé les demandes de visa de 30 journalistes chinois basés aux Etats-Unis. Lors de la demande de visa, nos journalistes doivent fournir de nombreux documents supplémentaires. En décembre 2018, la partie américaine a exigé que le bureau américain d'un média chinois s'enregistre comme « agent étranger ». En février 2020, les Etats-Unis ont désigné cinq médias chinois aux Etats-Unis comme « missions étrangères », puis ont plafonné le nombre de leur personnel, expulsant de facto 60 journalistes chinois. Aujourd'hui, la partie américaine a recours à des mesures de visa restrictives et discriminatoires, perturbant gravement les reportages normaux des médias chinois aux Etats-Unis. Nous en sommes vivement mécontents et nous nous y opposons.

Je voudrais également signaler de nombreuses erreurs dans la déclaration du Département américain de la Sécurité intérieure. Elle ne dit rien sur les pressions injustifiées exercées par les Etats-Unis sur les journalistes chinois et affirme à tort qu'« en 2018, la RPC a effectivement expulsé Megha Rajagopalan, cheffe du bureau chinois de Buzzfeed News ». Le fait est que Mme Rajagopalan est arrivée en Chine en mars 2017 avec un visa J-2, qui n'autorise qu'un séjour temporaire, et non en tant que journaliste résidente, ce qui signifie qu'elle devait partir avant l'expiration de son visa.

Permettez-moi de souligner ceci une fois de plus : la politique fondamentale d'ouverture sur l'extérieur de la Chine n'a pas changé et restera inchangée ; nous accueillons favorablement les médias étrangers et les journalistes qui effectuent des interviews et reportages en Chine conformément aux lois et règlements locaux, et nous continuerons à leur fournir commodités et assistance. Ce à quoi nous nous opposons, ce sont les préjugés idéologiques envers la Chine, les fausses nouvelles fabriquées au nom de la liberté de la presse et les actes contrevenant à l'éthique professionnelle.

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