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Conférence de presse du 11 juin 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying

2020-06-11

Agence de presse Xinhua : L'envoyé spécial des États-Unis pour le contrôle des armements, Marshall Billingslea, a twitté le 9 juin pour appeler la Chine à reconsidérer sa décision de ne pas participer aux négociations trilatérales Chine-États-Unis-Russie sur le contrôle des armements, car, pour obtenir le statut de pays puissant, il faut agir avec les responsabilités d'un pays puissant. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons clairement exprimé notre position à plusieurs reprises. La Chine n'a pas l'intention de prendre part aux soi-disant négociations trilatérales Chine-États-Unis-Russie sur le contrôle des armements. Cette position est claire et constante.

Comme chacun le sait, la force nucléaire de la Chine n'est pas du même ordre que celle des États-Unis et de la Russie. Ce n'est pas encore le moment opportun pour la Chine de participer aux négociations sur le désarmement nucléaire. Le pays possédant le plus grand arsenal nucléaire a des responsabilités spéciales et prioritaires en matière de désarmement nucléaire. Dans la situation actuelle, les États-Unis devraient répondre activement à l'appel lancé par la Russie en faveur du nouveau START et, sur cette base, réduire considérablement les armes nucléaires afin de créer des conditions permettant à d'autres États dotés d'armes nucléaires de participer aux négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire.

Le fait que la Chine ne participe pas aux négociations trilatérales sur le contrôle des armements ne signifie pas qu'elle refuse de participer aux efforts internationaux de désarmement nucléaire. En fait, la Chine a activement appelé la conférence du désarmement et le mécanisme du P5 à mener des travaux de fond sur la réduction des risques de guerre nucléaire et le maintien de la stabilité stratégique mondiale. C'est précisément les États-Unis qui ont cherché par tous les moyens à entraver ces efforts et sont allés de plus en plus sur la mauvaise voie pour rompre le traité.

Les États-Unis font du tapage à maintes reprises autour de la Chine concernant l'extension du nouveau START entre les États-Unis et la Russie. C'est le jeu favori quand ils cherchent à rejeter la responsabilité sur autrui. Nous avons remarqué que le tweet de M. Billingslea a déclenché de nombreux commentaires de différents milieux. Ces commentaires montrent pleinement que les personnes clairvoyantes de la communauté internationale, y compris les experts du contrôle des armements aux États-Unis, ont une idée très claire de l'artifice américain.

Beijing Youth Daily : Le porte-parole du Département d'État américain a déclaré que le Secrétaire d'État Mike Pompeo avait parlé au téléphone avec le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, de l'importance de prolonger l'embargo onusien sur les armes contre l'Iran. Le Président iranien Hassan Rouhani a déclaré dans une allocution télévisée le 10 juin qu'il espérait que les membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, en particulier la Russie et la Chine, résisteraient au complot américain visant à imposer l'embargo. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons noté les reportages à ce sujet. La Chine travaillera avec toutes les parties concernées pour maintenir l'autorité de la résolution 2231 du Conseil de Sécurité et l'efficacité du JCPOA. Récemment, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a adressé des lettres au Secrétaire général de l'ONU et au Président du Conseil de Sécurité pour exposer la position de la Chine sur la question nucléaire iranienne. Selon ce que nous savons, le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a également écrit une lettre pour exprimer sa position.

Nous exhortons les États-Unis à revenir sur la bonne voie du respect du JCPOA et de la résolution du Conseil de Sécurité, et à travailler avec toutes les parties pour maintenir le régime international de non-prolifération nucléaire et la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

TASS : La Commission européenne a publié mercredi un rapport déclarant que la Russie et la Chine avaient procédé à des campagnes de fausses informations dans les pays de l'UE dès le début de la pandémie de COVID-19. Elle a annoncé que la Russie et la Chine avaient engagé des opérations d'influence ciblées et des campagnes de fausses informations dans l'UE, ses pays voisins et dans le monde. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons pris note du rapport de l'UE et de la réponse de la Russie.

En fait, toute personne sans préjugé est très claire qui est le plus grand producteur et le plus grand diffuseur de fausses informations concernant l'épidémie de COVID-19, et il existe de nombreux reportages et commentaires sur cette question sur la scène internationale. L'UE doit bien savoir si quelqu'un au sein de l'UE a diffusé de fausses informations.

Le rapport de 16 pages de l'UE, au lieu de parler des faits évidents, mentionne par contre une fois la Chine, ce qui sape la crédibilité et l'autorité du rapport. L'accusation sans fondement de la Chine est en soi une fausse information.

La Chine a maîtrisé l'épidémie dans un délai relativement court en déployant des efforts opiniâtres et en remplissant ses responsabilités. Fidèles à l'idée d'une communauté de destin pour l'humanité, nous avons fourni de l'aide et du soutien aux autres pays dans le besoin dans la mesure de nos capacités. La réputation de la Chine n'est jamais gagnée par la vantardise ou de fausses informations.

Le virus est un ennemi pour toute l'humanité, tout comme les fausses informations. L'ONU et l'OMS ont appelé les différents pays à renforcer la solidarité et la coopération pour lutter contre les fausses informations. Nous espérons que l'UE pourra agir de manière responsable et avec une attitude consistant à rechercher la vérité dans les faits et travailler avec la Chine, la Russie et le reste de la communauté internationale pour renforcer la confiance, la solidarité et combattre ensemble le nouveau coronavirus et les différents virus politiques.

The Paper : Le Département d'État américain a critiqué la politique religieuse de la Chine dans son rapport de 2019 sur la liberté religieuse internationale. Le Secrétaire d'État américain Pompeo a également attaqué le PCC sur des questions religieuses lors d'une conférence de presse. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Les contenus liés à la Chine dans ce rapport et les propos de Pompeo, au mépris des faits, sont pleins de préjugés idéologiques. Ils dénigrent les politiques religieuses de la Chine et perturbent gravement les affaires intérieures de la Chine. La Chine s'y oppose fermement.

Le gouvernement chinois protège la liberté de croyance religieuse des citoyens conformément à la loi. En Chine, il y a près de 200 millions de croyants, plus de 380 000 professionnels au service des différents cultes, quelque 5 500 groupements religieux et plus de 140 000 lieux de culte enregistrés pour des activités religieuses. Le peuple chinois de toutes les ethnies jouit de la pleine liberté de croyance religieuse. Les faits sont au vu et au su de tous.

En revanche, la situation religieuse est préoccupante pour les ethnies minoritaires aux États-Unis. Le problème de la discrimination raciale systémique existe depuis longtemps dans le pays. Selon les résultats d'un sondage publié par le Gallup et Pew Research Center, 75% des musulmans aux États-Unis pensent qu'ils font l'objet d'une discrimination grave. Selon les données accessibles au public que j'ai vues, le nombre de mosquées aux États-Unis est inférieur à un dixième de celui du Xinjiang. Il y a des manifestations de masse à la suite de la mort de George Floyd, qui en soi révèle des problèmes profondément enracinés. Au lieu de réfléchir à cela, les États-Unis font des remarques déplacées contre la Chine. En quoi sont-ils qualifiés pour le faire ?

Nous exhortons la partie américaine à respecter les faits, à rejeter les préjugés, à cesser de publier un tel rapport année après année et à arrêter de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de religion. Chaque publication d'un tel rapport par les États-Unis donne l'occasion au monde d'être témoin de leur hypocrisie et de leur approche du « deux poids deux mesures ».

China News Service : Selon des reportages, concernant l'éventualité que l'Australie fasse l'objet de nouveaux coups durs de la part de la Chine, le Premier Ministre australien Scott Morrison a déclaré que l'Australie est un pays ouvert au commerce et qu'elle ne changera jamais ses valeurs pour cause de coercition. Le fait que des citoyens chinois choisissent de venir en Australie est essentiellement dû à leur propre décision. Et je suis très confiant dans l'attrait de nos produits. En réponse aux avertissements de multiples départements chinois contre la discrimination et la violence visant la communauté chinoise et les étudiants chinois, Scott Morrison a déclaré qu'il s'agissait d'un tissu de mensonges et d'une affirmation ridicule qui a été niée. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : Concernant le lancement d'appels à la vigilance aux voyageurs et étudiants chinois en Australie, je voudrais souligner une fois de plus que c'est sur la base d'une multitude de faits que le gouvernement chinois a mis en garde les touristes et étudiants chinois contre les risques concernés et leur a conseillé de bien planifier leurs voyages et études. Il est de la responsabilité et de l'obligation de tout gouvernement responsable de préserver les droits et intérêts légitimes de ses citoyens et étudiants à l'étranger. Je ne sais pas d'où vient la « coercition » dont parle le chef de gouvernement australien, je ne comprends pas pourquoi il a lié cela aux valeurs de son pays. La discrimination et la violence existant en Australie ont récemment été largement couvertes par les médias australiens et sur Internet. L'ambassade de Chine en Australie a également reçu de nombreuses plaintes et demandes d'aide. Si l'Australie ne veut même pas admettre ces faits évidents et n'ose pas les admettre, je me demande d'où vient sa prétendue « confiance ». Nous conseillons à l'Australie de faire face à ses problèmes, de procéder à un examen de conscience et de prendre des mesures concrètes pour protéger la sécurité, les droits et les intérêts des ressortissants chinois en Australie.

AFP : Zoom, une plate-forme de visioconférence, a déclaré avoir suspendu des comptes appartenant à certains militants. Le gouvernement chinois a-t-il demandé à l'entreprise de le faire ? Avez-vous un commentaire au sujet de ce qui a été fait par Zoom ?

Hua Chunying : Ce n'est pas une question diplomatique, et votre question est trop spécifique. Je n'en suis pas au courant.

Shenzhen TV : Selon ABC, une étude récente de la Harvard Medical School, qui a analysé le flux de trafic à proximité de plusieurs hôpitaux de Wuhan et le volume de recherche par mots-clés, a suggéré que le COVID-19 a pu se propager à Wuhan dès la fin août de l'année dernière. Cette thèse a été vivement remise en question par certains médias et experts chinois, arguant qu'elle contenait beaucoup de lacunes évidentes et de bas niveau. Le 10 juin, l'OMS a répondu qu'il ne fallait pas surinterpréter la variation du volume de trafic dans les parkings des hôpitaux, et qu'il ne fallait pas non plus tirer des conclusions qui relient cela au COVID-19 en sautant des étapes. Cependant, une telle étude a été citée par certains politiciens américains comme une preuve pour accuser la Chine d'avoir « dissipé l'épidémie ». Tout cela fait soupçonner la thèse de la préméditation pour servir un certain but. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : Je me souviens que CNN m'a posé une question à propos de ce reportage d'ABC concernant la Harvard Medical School. J'ai été particulièrement surprise à ce moment-là, et ma réaction instinctive a été de me dire : comment auraient-ils pu présumer la date de la première apparition du COVID-19 en évaluant le nombre de véhicules dans les parkings des hôpitaux ? Je trouve cela incroyable. J'ai noté que les médias chinois, les experts de la Commission nationale de la Santé et les experts de l'OMS ont émis des doutes et des critiques sur cette thèse.

J'ai également lu attentivement ce reportage. En plus de l'utilisation du nombre de voitures dans les parkings pour en déduire la date de la première apparition du COVID-19, cette thèse présente plusieurs lacunes très évidentes. Comme vous venez de le mentionner, ce sont des lacunes très évidentes et de niveau médiocre.

Premièrement, la plate-forme universitaire DASH de l'Université de Harvard n'est qu'une base de données ouverte pour la collecte, la préservation et la publication des points de vue académiques du personnel enseignant et de recherche de Harvard, et non une revue qui impose un examen rigoureux par les pairs. L'étude reflète-t-elle vraiment le point de vue et les standards de Harvard ? Je crains qu'il faille mettre un gros point d'interrogation là-dessus.

Deuxièmement, l'un des auteurs de l'article est « par coïncidence » un chroniqueur d'ABC qui a exclusivement parlé de cette thèse, et a obtenu « par coïncidence » plus de données et les a rapportées avant même la pré-publication de la thèse.

Troisièmement, la date indiquée sur le diagramme dans le reportage d'ABC était mai 2019. Je ne sais pas s'il s'agit d'une négligence involontaire ou d'un autre problème.

Quatrièmement, en ce qui concerne les données de recherche sur la « toux » et la « diarrhée », qui sont considérées comme des preuves clés dans l'étude, j'ai remarqué que certains médias chinois, après des recherches approfondies, ont constaté que le nombre de recherches portant sur « toux » et « diarrhée », les mots-clés de l'étude, sont même inférieures à celles de la même période en 2017 et 2018. Cela signifie-t-il qu'il y a eu des cas de COVID-19 à Wuhan dès 2017 ? Ce serait en effet une façon bizarre d'associer une chose à une autre.

Comme vous l'avez mentionné, le 10 juin, le Dr Mike Ryan, directeur exécutif du programme de l'OMS sur les urgences sanitaires, a déclaré que l'on ne pouvait pas surinterpréter le nombre de changements de voitures dans les parkings des hôpitaux, puis conclure, en « sautant » deux ou trois étapes, que cela a quelque chose à voir avec l'épidémie de COVID-19. Cela ne signifie pas grand-chose.

En fait, il est étrange qu'une question scientifique aussi sérieuse soit prise à la légère. Cependant, cette prétendue thèse, pleine de lacunes et de travail de pacotille, est largement diffusée par certains politiciens et médias américains comme une nouvelle « preuve » de la dissimulation de l'épidémie par la Chine. Je pense que l'intention et la manipulation derrière ce phénomène ridicule ne sont pas du tout ridicules. C'est une nouvelle preuve que certains aux États-Unis créent et diffusent délibérément de fausses informations contre la Chine, ce qui devrait être unanimement condamné et rejeté par la communauté internationale.

Les auteurs de cette thèse devraient peut-être envisager de changer de cap et bien examiner les liens entre la fermeture du laboratoire de Fort Detrick l'an dernier et la maladie de la cigarette électronique, la grippe saisonnière et l'épidémie de COVID-19. Pourquoi aucun scientifique américain n'a-t-il pas encore mené de recherches approfondies et scientifiques sur une question aussi importante ? Pourquoi les médias américains n'ont-ils pas fait de reportages et d'enquête approfondis et indépendants à ce sujet ?

AFP : Vous avez mentionné hier que la Chine et l'Inde prennent des mesures pour atténuer la situation frontalière. Pouvez-vous donner plus de détails sur ces actions ?

Hua Chunying : Je n'ai pas plus de détails sur la situation sur place. Mais je peux confirmer que la Chine et l'Inde ont mené une communication efficace par les voies diplomatique et militaire, et sont parvenues à un consensus actif pour gérer correctement la situation dans la section ouest de la frontière sino-indienne. À présent, les deux parties prennent des mesures conformément au consensus en la matière pour améliorer la situation frontalière.

Bloomberg : Une question sur la loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong. Sera-t-elle utilisée pour imposer des restrictions sur Internet à Hong Kong ? La Chine supprimera-t-elle les applications ou les sites web qu'elle considère comme menaçants pour la sécurité nationale à Hong Kong ?

Hua Chunying : Votre question est très précise. L'APN a pris la décision de mettre en place et d'améliorer le système juridique et des mécanismes d'application pour la sauvegarde de la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale de Hong Kong, mais les détails ne seront communiqués qu'après l'achèvement de la procédure législative. Une chose est claire : la loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong ne cible qu'une catégorie restreinte d'actes qui mettent gravement en danger la sécurité nationale.

Question posée après la conférence de presse : Des médias indiquent qu'un avion de transport américain C-40 a survolé la région de Taiwan le 9 juin. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine s'oppose fermement et condamne vivement cette décision des États-Unis, qui viole gravement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales. Nous exhortons les États-Unis à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains, et à mettre immédiatement fin à leurs comportements illégaux et provocateurs. La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts de développement.

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