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Conférence de presse du 24 juin 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2020-06-24

Récemment, l'affrontement dans la vallée de Galwan, dans la section ouest de la frontière sino-indienne, a retenu une large attention en Chine comme à l'étranger. J'ai déjà présenté les tenants et les aboutissants de l'intégralité de l'incident le 19 juin. La vérité de ce qui s'est passé est très claire et aucune responsabilité n'incombe à la Chine.

Premièrement, ce sont les troupes frontalières indiennes qui ont franchi la ligne en premier. La ligne de contrôle réelle dans la section ouest de la frontière est claire. La vallée de Galwan se situe du côté chinois de la ligne en question. Les troupes frontalières chinoises, qui ont toujours patrouillé dans la zone, connaissent très bien l'état de la gestion et du contrôle sur le terrain. Depuis avril dernier, l'Inde faisait construire des routes et des ponts dans la région limitrophe de la vallée de Galwan, ce qui a modifié unilatéralement le statu quo. La Chine a effectué des représentations à plusieurs reprises. Le 6 mai au petit matin, des troupes frontalières indiennes ont pénétré sur le territoire chinois après avoir traversé la ligne de contrôle réelle à la faveur de la nuit, et ont délibérément provoqué des incidents. Les troupes frontalières chinoises ont été contraintes de prendre les mesures nécessaires pour répondre à la situation sur le terrain et renforcer la gestion et le contrôle le long de la frontière.

Deuxièmement, c'est la partie indienne qui a violé le consensus bilatéral et a commencé les provocations. Dans le cadre des représentations diplomatiques et sous la pression militaire de la Chine, l'Inde a accepté de retirer ses personnels qui ont traversé la vallée de Galwan et a démantelé, comme l'a exigé la Chine, les installations qu'elle avait construites ayant dépassé la ligne de contrôle effective. Lors du premier cycle de pourparlers au rang de commandant du corps d'armée le 6 juin, la partie indienne avait promis de ne pas patrouiller ni de construire d'installations en franchissant l'embouchure de la rivière Galwan. Les deux parties étaient également convenues de construire des postes d'observation de chaque côté de l'embouchure de la rivière Galwan. Cependant, la partie indienne a par la suite renié le consensus, a exigé sans raison que la Chine démantèle son poste d'observation et a de nouveau fait des provocations en franchissant la ligne de contrôle effective, ce qui a déclenché le conflit.

Troisièmement, c'est la partie indienne qui a violé les règles internationales et attaqué la partie chinoise en premier. Le 15 juin au soir, des troupes indiennes de première ligne, en violant le consensus dégagé lors des pourparlers au niveau de commandant du corps d'armée, ont une fois de plus traversé la ligne de contrôle effective et démoli les tentes installées par la partie chinoise. Lorsque des officiers et des soldats de l'armée chinoise sont venus négocier, conformément à l'usage, concernant le traitement des questions liées aux frontières, les troupes indiennes les ont attaqués brusquement par la force, ce qui a provoqué de violents affrontements physiques et fait des morts. Les actes aventureux de l'armée indienne ont gravement violé les accords et traités conclus entre les deux pays et violé gravement les normes fondamentales régissant les relations internationales. Les actes de l'armée indienne, vils par nature, ont eu de graves conséquences.

Comme convenu par les Ministres chinois et indien des Affaires étrangères lors de leur entretien téléphonique le 17 juin, les deux parties se sont mises d'accord pour gérer de manière équitable la grave situation causée par l'affrontement dans la vallée de Galwan, respecter en commun le consensus conclu lors des pourparlers au rang de commandant du corps d'armée, calmer la situation sur le terrain dans les meilleurs délais et maintenir la paix et la tranquillité dans la zone frontalière conformément aux accords bilatéraux conclus jusqu'à présent. Les 22 et 23 juin, les deux parties ont tenu le deuxième cycle de pourparlers au niveau de commandant du corps d'armée et sont convenues de prendre les mesures nécessaires pour la détente de la situation et de travailler ensemble pour la paix et la tranquillité dans la zone frontalière. Nous espérons que la partie indienne pourra observer scrupuleusement et mettre en œuvre avec tout le sérieux qui s'impose le consensus susmentionné, agir dans le même sens que la Chine et prendre de véritables mesures pour rétablir la paix et la stabilité dans la zone frontalière.

CCTV : Le Département d'État américain a désigné les bureaux de quatre médias chinois comme « missions étrangères ». Récemment, il a annoncé qu'il raccourcirait la durée des visas des journalistes chinois. Ces mesures affecteront sans aucun doute le travail et la vie des personnels des médias chinois aux États-Unis. La Chine envisage-t-elle de prendre des mesures réciproques à l'encontre des médias et des journalistes américains ?

Zhao Lijian : La Chine a solennellement annoncé sa position et a maintes fois effectué des représentations solennelles auprès de la partie américaine.

Les États-Unis appliquent depuis longtemps des mesures restrictives discriminatoires en matière de visas et d'autres questions à l'encontre des journalistes chinois. Seuls des visas à entrée unique étant accordés à tous les journalistes chinois, beaucoup d'entre eux n'ont pas pu regagner leur poste aux États-Unis, car leurs demandes de visa ont été refusées sans motif après leurs vacances en Chine. En outre, les journalistes chinois sont tenus de fournir une grande quantité de documents supplémentaires lors de leur demande de visa. Depuis 2018, la partie américaine a refusé, sans motif, les demandes de visa de plus de 20 journalistes chinois. Le mois dernier, les États-Unis ont limité les visas pour les correspondants chinois aux États-Unis à un séjour maximum de 90 jours, ce qui signifie qu'ils devront en demander la prolongation tous les 90 jours et qu'ils seront obligés de partir si leur demande de prolongation est refusée. C'est beaucoup plus sévère que le traitement réservé par la Chine aux correspondants américains, qui peuvent entrer en Chine plusieurs fois par an. Il est clair que les États-Unis créent des difficultés aux journalistes chinois et perturbent gravement les activités des médias chinois aux États-Unis.

Maintenant, les États-Unis ont désigné quatre agences de presse chinoises comme « missions étrangères » dans le cadre d'une escalade de leur oppression politique visant les médias chinois. Cela révèle pleinement que la « liberté de la presse » prétendue par les États-Unis est une pratique sans scrupule de « deux poids deux mesures », ainsi qu'une approche par l'intimidation.

En réponse à l'oppression injustifiée américaine, la Chine a déjà annoncé des contre-mesures en mars dernier. Nous exhortons les États-Unis à mettre fin à l'oppression politique et aux restrictions injustifiées visant les médias chinois, à changer immédiatement de conduite et à corriger leur erreur. S'ils sont décidés à aller jusqu'au bout envers et contre tout, la Chine sera obligée d'apporter une réponse juste et nécessaire.

China Daily : S'exprimant par liaison vidéo au sommet de Copenhague sur la démocratie et interviewé par des médias américains, le Secrétaire d'État américain Pompeo a attaqué la Chine sur plusieurs plans, y compris des questions liées au Xinjiang. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : M. Pompeo lance des attaques et des calomnies injustifiées contre la Chine à chaque occasion. Cependant, des mensonges, même répétés mille fois, sont toujours des mensonges. Ses expressions rebattues sans fondement révèlent une mentalité de guerre froide profondément enracinée, des préjugés idéologiques et une nature visant à « mentir, tricher et voler ».

On ne peut jamais réveiller une personne qui fait semblant de dormir. Le mensonge sur la « détention d'un million d'Ouïgours dans le Xinjiang » a en fait été inventé par une ONG financée par National Endowment for Democracy, après avoir « interviewé » seulement huit personnes. Et M. Pompeo l'a cité aveuglément sans vérification. La Chine a souligné à maintes reprises que la mise en place des centres d'enseignement et de formation professionnels dans le Xinjiang conformément à la loi est une tentative active et une recherche utile de mesures préventives de lutte anti-terroriste et de déradicalisation. Cette pratique ne comporte pas de différence par rapport à celle des autres pays à cet effet et a déjà donné de bons résultats. Le Xinjiang n'a connu aucun incident terroriste depuis les trois dernières années. À la fin de 2019, tous les stagiaires ayant reçu des formations en chinois oral et écrit, savoir-faire juridique, compétences professionnelles et déradicalisation avaient terminé leurs études, trouvé un emploi et commencé une vie tranquille.

Le gouvernement chinois protège la liberté de croyance religieuse des citoyens chinois. En Chine, il y a près de 200 millions de croyants, dont plus de 20 millions sont musulmans. Il y a plus de 380 000 professionnels travaillant au service des religions, quelque 5 500 groupements religieux et plus de 140 000 lieux de culte enregistrés pour des activités religieuses. Le Xinjiang compte désormais 24 400 mosquées, soit une mosquée pour 530 musulmans en moyenne. En revanche, le nombre de mosquées aux États-Unis est inférieur à un dixième de celui du Xinjiang. Peu importe comment il répète ses mensonges, Pompeo ne peut pas changer ces faits.

Selon les médias américains, les États-Unis ont réagi avec peu d'efficacité à l'épidémie de COVID-19, ce qui a plongé leur économie dans la récession, causé une grave discrimination raciale systémique, des troubles sociaux, l'abus de drogues et des fusillades fréquentes. Je ne sais pas où Pompeo trouve la force et le courage d'accuser la Chine avec force gestes autoritaires. Je lui recommande de prendre d'abord le temps pour réfléchir à la façon de bien gérer les affaires dans son propre pays.

CNR : Le 23 juin, le Département d'État américain a publié le rapport 2020 sur l'adhésion et le respect des accords et engagements en matière de contrôle des armements, de non-prolifération et de désarmement, dans lequel il accuse la Chine de ne pas respecter son engagement de moratoire nucléaire et de non-prolifération de missiles, et remet en cause l'exécution par la Chine de la « Convention sur l'interdiction des armes biologiques ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note du rapport en question. L'administration américaine compile chaque année un soi-disant rapport de conformité, se posant en arbitre ou juge pour critiquer les mesures et la pratique de non-prolifération et de contrôle des armements dans les autres pays et s'affichant comme un « modèle ». C'est le jeu du voleur criant au voleur.

Ces dernières années, les États-Unis ont poursuivi la politique de l'« Amérique d'abord » dans le domaine du contrôle des armements et de la non-prolifération. Ils ont rompu des accords à plusieurs reprises, sont revenus sur des engagements en se retirant du JCPOA, du « Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire » (FNI), du « Traité Ciel ouvert », et ont annulé la signature du « Traité sur le commerce des armes ». En bloquant exclusivement les négociations sur le protocole de vérification de la « Convention sur l'interdiction des armes biologiques », ils n'ont pas encore achevé la destruction des armes chimiques stockées, ils se préparent à la reprise des essais nucléaires et se montrent passifs quant à la prorogation du nouveau traité START entre les États-Unis et la Russie. Ce que les États-Unis ont fait perturbe gravement l'équilibre et la stabilité stratégiques planétaires et entrave le processus international de contrôle des armements et de désarmement, et fait l'objet d'une large condamnation de la communauté internationale. Cependant, au lieu de procéder à un examen de conscience, les États-Unis essaient de dénigrer les autres pays dans le but de fabriquer des prétextes pour justifier leur propre abandon d'obligations et de chercher des boucs émissaires pour détourner l'attention. Le monde entier, y compris les personnalités clairvoyantes aux États-Unis, en est profondément conscient.

Je dois souligner que les accusations américaines contre la Chine sont des fabrications purement infondées. Dans un esprit responsable, la Chine remplit fidèlement ses obligations et engagements internationaux, et œuvre fermement au multilatéralisme, apportant une grande contribution à la préservation du régime international de contrôle des armements et de non-prolifération, ainsi que de la paix et de la sécurité mondiales. Vous avez peut-être remarqué que le Comité permanent de l'APN a récemment adopté la décision d'adhésion de la Chine au TCA. Cela contraste fortement avec le retrait américain du Traité. En ce qui concerne le respect des instruments de contrôle des armements, la communauté internationale a un jugement équitable sur la question de savoir si la Chine ou les États-Unis ont un meilleur bilan.

Shenzhen TV : John Bolton a écrit dans son nouveau livre que Trump voulait utiliser Meng Wanzhou comme un contrepoids dans les négociations commerciales. Les poursuites contre Meng pourraient être abandonnées en échange de concessions de la Chine sur le commerce. Pouvez-vous confirmer cela ?

Zhao Lijian : Il vaut mieux demander à la partie américaine ce qui a été mentionné dans le livre.

La position de la Chine sur l'affaire Meng Wanzhou est constante et claire.

CRI : Le 23 juin, les Ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont tenu une réunion d'urgence sur la Libye et adopté une résolution s'opposant à toute intervention militaire extérieure, appelant à un cessez-le-feu immédiat et exprimant leur soutien à un règlement politique de la question libyenne. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine soutient la Ligue arabe dans son rôle actif sur la question libyenne et salue tous les efforts de bons offices visant à apaiser les tensions, y compris l'Initiative du Caire proposée par l'Égypte et d'autres parties le 6 juin. La Chine s'oppose à l'intervention militaire de forces étrangères et estime que les moyens militaires n'ont pas d'issue en Libye. Les parties concernées devraient rechercher un règlement politique dans le cadre de l'ONU tout en accordant une grande importance aux efforts de lutte contre le terrorisme. La Chine appelle les parties en conflit en Libye à accorder la priorité aux intérêts nationaux et au bien-être de la population, à négocier le cessez-le-feu dans les meilleurs délais et à favoriser le retour de la stabilité dans le pays.

FSN : Certains responsables et experts juridiques canadiens estiment que le Canada pourrait légalement libérer Meng Wanzhou, mais que cela compromettrait l'intégrité du système démocratique et judiciaire du Canada. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ? De plus, Michael Kovrig et Michael Spavor auraient droit aux services consulaires. Pourquoi la Chine leur refuse-t-elle leurs canaux de contact, au nombre très limité, avec le monde extérieur ?

Zhao Lijian : Outre les reportages que vous avez mentionnés, nous avons également lu que la femme de Kovrig, interviewée le 23 juin, avait déclaré que le Ministre canadien de la Justice avait le droit d'arrêter le processus d'extradition de Meng Wanzhou à tout moment, qu'une telle option est conforme à la primauté du droit et contribuerait à la résolution de la question des deux Canadiens.

La Chine a exprimé à plusieurs reprises sa position sur le cas de Michael Kovrig. Les autorités compétentes chinoises traitent l'affaire conformément à la loi, et les droits légitimes de Kovrig sont pleinement garantis. Depuis la survenue de l'épidémie de COVID-19, les autorités compétentes chinoises, en dépit des inconvénients et des difficultés causés par l'épidémie, ont pris des mesures humanitaires pour assurer la sécurité et la santé des détenus, y compris Kovrig. Les autorités chinoises chargées du traitement du cas de Kovrig, en tenant compte de l'état de santé de sa famille, et agissant dans le cadre des dispositions juridiques, ont autorisé Kovrig à parler au téléphone avec sa famille. Kovrig a exprimé sa gratitude à ce sujet. Les visites consulaires reprendront avec l'amélioration de la situation épidémique.

En ce qui concerne l'affaire Meng Wanzhou, la position de la Chine est claire. Il s'agit d'un grave incident politique. Même s'il s'agit d'une affaire judiciaire comme le prétend la partie canadienne, « le Ministre canadien de la Justice a le pouvoir d'arrêter le processus d'extradition à tout moment », comme l'a dit la femme de Kovrig. Cela montre que le gouvernement canadien peut gérer cet incident d'une manière juste conformément aux lois canadiennes. Encore une fois, nous exhortons la partie canadienne à respecter réellement l'esprit de la primauté du droit, à traiter sérieusement la position et les préoccupations de la Chine, à cesser la manipulation politique, à libérer immédiatement Mme Meng et à assurer son retour en toute sécurité en Chine.

The Paper : Selon les médias japonais, Katsuo Nishiyama, un chercheur japonais, a récemment annoncé la découverte d'un document gouvernemental japonais sur l'étude et la fabrication de bactéries par l'unité 731 en Chine, qui est le premier document officiel publié dans ce domaine. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

Zhao Lijian : Pendant la Seconde Guerre mondiale, en violation flagrante du droit international, l'armée japonaise a mené une guerre bactériologique horrible contre le peuple chinois lors de son agression contre la Chine. Le document officiel divulgué par le savant japonais est une autre preuve irréfutable de la guerre bactériologique lancée par les militaires japonais. Il ne peut être nié. Nous apprécions le courage des personnalités clairvoyantes japonaises pour révéler et regarder en face les faits historiques. Nous espérons que la partie japonaise écoutera attentivement l'appel à la justice en provenance du Japon et de l'étranger, fera face avec sérieux et réfléchira profondément à l'histoire de l'agression militaire japonaise, et évitera de retomber dans des erreurs de même nature.

Sputnik News Agency : Aujourd'hui, la Russie organise un défilé militaire pour célébrer le 75e anniversaire de la victoire de la Grande Guerre patriotique. Pouvez-vous nous parler de la participation de l'APL au défilé ?

Zhao Lijian : Nous avons noté que la Russie organise un défilé militaire sur la Place Rouge à Moscou pour célébrer le 75e anniversaire de la victoire de la Grande Guerre patriotique. Je suis sûr que l'événement sera couronné d'un plein succès.

Cette année marque le 75e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. En tant que nation victorieuse majeure, l'Union soviétique a apporté une importante contribution à la victoire de la guerre. La grande commémoration par la Russie de cette victoire montre son respect et son souvenir de l'histoire et sa ferme détermination à sauvegarder les résultats de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. La Chine est également une grande nation victorieuse de la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes solidaires de la Russie et du reste de la communauté internationale pour défendre une vision correcte de la Seconde Guerre mondiale et nous opposer aux tentatives de falsifier l'histoire et d'embellir les actes d'agression, pour sauvegarder la paix mondiale gagnée au prix de grands efforts.

À l'invitation de la Russie, la Chine a envoyé une délégation et une garde d'honneur au défilé. Nous publierons les informations à ce sujet en temps voulu.

MBC : Demain, ce sera le 70e anniversaire du déclenchement de la guerre de Corée. La péninsule coréenne est toujours en état de guerre, et la Chine et les États-Unis ont toujours des divergences et des préoccupations sur les questions relatives à la péninsule. Quel est le commentaire de la Chine au sujet de la situation actuelle dans la péninsule coréenne et de l'attitude américaine ?

Zhao Lijian : La sauvegarde de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne est dans l'intérêt de toutes les parties et nécessite les efforts communs de toutes les parties. Ces dernières années, la question de la péninsule a été ramenée sur la bonne voie du règlement politique. Nous espérons que toutes les parties pourront attacher une grande importance à cet élan durement acquis, s'en tenir au dialogue et à la consultation, et travailler ensemble pour instaurer une paix et une stabilité durables dans la péninsule et la région.

AFP : Le Lowy Institute de Sydney a réalisé un sondage d'opinion montrant que le nombre d'Australiens qui font confiance à la Chine pour agir de manière responsable sur la scène mondiale a diminué. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ? Quelle est votre évaluation des relations sino-australiennes actuelles ?

Zhao Lijian : Les pratiques erronées de l'Australie dans ses relations avec la Chine ne sont pas favorables à la création d'un bon climat d'opinion publique entre les deux peuples.

La position de la Chine sur le développement des relations sino-australiennes est constante et claire. Une relation saine et stable entre la Chine et l'Australie est dans l'intérêt commun des deux pays, mais elle nécessite les efforts conjoints des deux parties. Nous espérons que la partie australienne déploiera des efforts dans le même sens que la partie chinoise, s'en tiendra réellement aux principes de respect réciproque, d'égalité et d'avantages mutuels, et fera plus pour favoriser la confiance mutuelle et la coopération Chine-Australie, et le partenariat stratégique global sino-australien.

The Paper : Selon les médias japonais, le 24 juin, le gouvernement japonais tiendra une réunion de sécurité nationale pour réviser la stratégie actuelle de sécurité nationale et discuter de la possibilité de permettre le développement de la capacité d'attaquer des bases ennemies. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note du reportage concerné. Pour des raisons historiques, l'évolution de la sécurité militaire du Japon est toujours suivie de près par ses voisins asiatiques et le reste de la communauté internationale. Certains au Japon font depuis longtemps du battage médiatique autour des prétendues menaces extérieures, afin de chercher à se libérer sous différents prétextes et de réaliser des percées dans la politique de sécurité militaire. Cependant, les desseins du Japon, c'est un secret de Polichinelle. Nous exhortons le Japon à tirer les leçons de l'histoire, à tenir fidèlement son engagement de « politique exclusivement axée sur la défense » et à poursuivre le développement pacifique par des actions concrètes.

China News Service : Le groupe d'experts médicaux chinois envoyé au Bangladesh a regagné la Chine après avoir accompli sa mission. Pouvez-vous nous donner plus de détails sur ce qu'il a fait au Bangladesh ?

Zhao Lijian : Au tout début de l'épidémie de COVID-19, le Bangladesh a apporté son soutien et son assistance à la Chine. De même, lorsque l'épidémie s'est propagée au Bangladesh, le gouvernement et les entreprises chinois ont fourni un soutien et une aide au Bangladesh dans la mesure de leurs capacités. Le groupe d'experts médicaux que vous avez mentionné est arrivé au Bangladesh le 8 juin et est retourné en Chine après avoir accompli sa mission le 22 juin.

Au cours de leur séjour de 14 jours au Bangladesh, les experts se sont rendus dans des départements sanitaires, les principaux hôpitaux et les laboratoires de test d'acide nucléique, où ils ont eu des discussions avec les personnels soignants bangladais, présenté explicitement les expériences anti-épidémiques de la Chine, organisé des ateliers de formation technique, donné des conseils sur la prévention et le contrôle de l'épidémie et répondu aux questions posées par la partie bangladaise concernant les problèmes qu'elle a rencontrés dans la pratique. Les efforts des experts chinois ont été salués et hautement reconnus par la partie bangladaise. Selon eux, cela renforcera les capacités locales de prévention et de contrôle.

Je tiens à souligner que le groupe d'experts chinois a été la première équipe médicale officielle envoyée au Bangladesh par un pays étranger après le déclenchement de l'épidémie au Bangladesh, donnant ainsi un exemple vivant de la belle tradition d'assistance mutuelle entre la Chine et le Bangladesh. Je suis certain que l'amitié sino-bangladaise se consolidera et s'élèvera à un nouveau palier alors que nous combattons ensemble la pandémie.

La Chine continuera de soutenir fermement le Bangladesh et d'autres pays de la région pour combattre ensemble le COVID-19 et remporter rapidement une ultime victoire contre le virus.

TASS : Le « Wall Street Journal » a rapporté le 23 juin que pour se rapprocher du Président Trump, en avril 2017, quatre ressortissants chinois avaient versé des centaines de milliers de dollars à Trump Victory pour financer sa réélection. Quel est le commentaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à ce sujet ?

Zhao Lijian : Je n'ai pas lu le reportage concerné. Nous n'intervenons jamais dans les affaires intérieures des autres pays. Nous ne sommes pas intéressés par l'élection présidentielle aux États-Unis.

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Selon le calendrier des jours fériés du Festival de Bateaux-Dragons, notre conférence de presse sera suspendue du jeudi 25 juin au vendredi 26 juin et reprendra lundi 29 juin. Pendant l'intervalle, vous pouvez contacter le bureau du porte-parole de notre Ministère par fax, courrier électronique ou WeChat.

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